@informateur.ci- Ce n’est pas Abidjan, mais plutôt Yamoussoukro qui a été choisi pour l’annonce de la répression des violations de la » loi anti tabac », ou plutôt l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Après plusieurs années de sensibilisation les contrevenants à cette mesure seront punis. C’est ce qu’a fait savoir, le vendredi 31 juillet, l’Inspecteur général de la Santé, Dr Gbaho Bernard, à l’occasion d’une mission de sensibilisation menée auprès des opérateurs économiques de Yamoussoukro par une délégation du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.
Les fumeurs qui ne respecteront pas la réglementation, de même que les responsables des établissements tolérant ces pratiques, s’exposeront désormais aux sanctions prévues par la loi. Les contrevenants encourent des sanctions administratives, des poursuites judiciaires ainsi que la fermeture des établissements qui ne feront pas appliquer cette mesure d’interdiction.
Dr Gbaho Bernard a rappelé que la lutte contre le tabagisme constitue une priorité du gouvernement en raison des nombreuses pathologies liées à la consommation du tabac, notamment les cancers des poumons, de la bouche et de la gorge. Il a souligné que l’interdiction de fumer dans les lieux publics vise également à protéger les non-fumeurs contre les effets du tabagisme passif.
Le Directeur Coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabagisme (PNLTA), Dr Ernest Zotoua, a quant à lui rappelé que la réglementation interdit à quiconque de fumer à quiconque dans tous les lieux publics, notamment les maquis, restaurants, hôtels, terrasses, stades et tout espace où des personnes peuvent être exposées à la fumée de tabac.
Selon lui, les exploitants de ces établissements ont désormais l’obligation de faire respecter cette interdiction. A compter de maintenant, aucune infraction à la » loi anti tabac » ne sera tolérée. » Si un client insiste pour fumer, le responsable de l’établissement doit lui demander d’arrêter et, en cas de refus, faire appel aux forces de l’ordre », a averti Dr Ernest Zotoua.
Maurice Kouassi KONAN












