@informateur.ci- Accra fait face à l’une des pires catastrophes climatiques de ces dernières années. Le bilan des inondations qui ont frappé la capitale du Ghana s’est alourdi à au moins 12 morts, tandis que plusieurs personnes sont toujours portées disparues, ont annoncé mardi les services de secours.
Les pluies torrentielles tombées lundi ont provoqué d’importantes crues, submergeant routes, habitations et infrastructures dans plusieurs quartiers de cette métropole de plus de cinq millions d’habitants. Les équipes de secours ont mené des centaines d’interventions durant toute la nuit afin d’évacuer les habitants piégés par la montée des eaux.
Selon Alex King Nartey, porte-parole du Service national des pompiers, plus de 400 personnes ont déjà été secourues. Toutefois, le bilan humain pourrait encore s’alourdir. Parmi les victimes figurent notamment un couple marié ainsi qu’une mère et son enfant. Mardi, les secours poursuivaient les opérations de pompage des eaux et d’évacuation des sinistrés dans les secteurs les plus touchés. « Nous avons réussi à secourir beaucoup de monde », a indiqué Rashid Kwame Nisawu, commandant régional des pompiers du Grand Accra.
La catastrophe a également ravivé les critiques politiques. Le Nouveau Parti patriotique (NPP), principale formation de l’opposition, accuse le gouvernement de défaillances dans la coordination des opérations de secours. Le ministre de l’Intérieur, Mohammed Muntaka Mubarak, a reconnu que la réponse des autorités aurait pu être plus efficace, tout en exprimant sa solidarité envers les familles endeuillées.
Face à l’ampleur des dégâts, le président John Mahama a ordonné le déblocage immédiat de 300 millions de cédis, soit près de 29 millions de dollars, provenant des fonds d’urgence. Ces ressources serviront à financer les opérations de secours et les futurs travaux de prévention contre les inondations. Le chef de l’État a également demandé le déploiement de l’armée et de la police en appui aux équipes de secours.
Selon les autorités, près de 140 millimètres de pluie sont tombés en une seule journée sur Accra, un niveau inédit depuis plusieurs années. Le président attribue cette situation aux effets du changement climatique, aggravés par les constructions illégales qui obstruent les cours d’eau. Il a annoncé une vaste opération de démolition de ces installations.
Si les précipitations ont diminué, l’Agence météorologique du Ghana met en garde contre un risque toujours élevé de nouvelles inondations, les sols restant fortement saturés par les eaux.
Djah OPELY












