@informateur.ci- L’Iran devrait prochainement retrouver l’accès à près de 6 milliards de dollars d’avoirs bloqués au Qatar, dans le cadre des négociations engagées avec les États-Unis pour apaiser les tensions régionales et relancer le dialogue diplomatique.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a annoncé cette avancée lors du 33e Symposium sur la politique monétaire et bancaire organisé par la Banque centrale à Téhéran. Selon lui, le processus de négociation récemment lancé permettra à la République islamique de récupérer ces fonds gelés en raison des sanctions américaines.
«Avec le lancement du processus de négociations d’aujourd’hui, nos 6 milliards de dollars bloqués au Qatar nous seront rendus », a déclaré le chef de l’État iranien. Il a également salué le mémorandum d’entente conclu entre les parties, estimant que ses dispositions sont particulièrement favorables aux intérêts de l’Iran.
Massoud Pezeshkian a indiqué que la principale exigence américaine demeure l’abandon définitif par Téhéran de tout programme visant à développer des armes nucléaires. Une condition que les autorités iraniennes affirment déjà respecter. Le président a rappelé que cette position a été exprimée à plusieurs reprises par le guide suprême iranien, Ali Khamenei, tout en réaffirmant que l’Iran ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire.
Parallèlement, des délégations iraniennes et américaines se sont réunies en Suisse pour des discussions techniques destinées à mettre en œuvre le mémorandum signé cette semaine. L’accord vise notamment à mettre fin à plusieurs mois de tensions au Moyen-Orient et à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie.
Les pourparlers, organisés à Burgenstock sous médiation pakistanaise, sont conduits côté américain par le vice-président JD Vance. La délégation iranienne est quant à elle menée par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Cette nouvelle étape pourrait marquer un tournant dans les relations entre Washington et Téhéran, tout en ouvrant la voie à un assouplissement progressif des tensions économiques et diplomatiques.
Djah OPELY












