@informateur.ci- Les importations africaines de viande de poulet en provenance du Brésil ont franchi un seuil historique en 2025. Selon le dernier rapport annuel de l’Association brésilienne des protéines animales (ABPA), publié en 2026, les pays africains ont acheté 1,163 million de tonnes de poulet brésilien au cours de l’année écoulée, soit une hausse de 20,3 % par rapport à 2024.
Cette performance marque la première fois que les importations africaines dépassent la barre symbolique du million de tonnes. Elle témoigne du renforcement de la présence commerciale du Brésil sur le continent, devenu un marché stratégique pour les exportateurs brésiliens de produits avicoles.
L’expansion du commerce a notamment été soutenue par l’ouverture du marché tanzanien aux exportateurs brésiliens en 2025. Désormais, 45 pays africains sont desservis par le Brésil, contre 44 un an auparavant. Cette progression confirme l’importance croissante du poulet brésilien dans l’approvisionnement alimentaire de nombreux pays africains.
La tendance est en forte accélération depuis plusieurs années. Les importations africaines sont passées de 662 323 tonnes en 2021 à 721 756 tonnes en 2022, puis à 816 611 tonnes en 2023 et 965 699 tonnes en 2024. En cinq ans, elles ont bondi de 75,67 %, soit un rythme moyen annuel de plus de 15 %.
L’Afrique du Sud demeure le premier marché africain avec 336 000 tonnes importées en 2025. Derrière elle, l’Angola (106 346 tonnes), le Ghana (94 952 tonnes), la Libye (74 965 tonnes) et la Guinée (72 643 tonnes) figurent parmi les principaux acheteurs. À eux seuls, ces cinq pays concentrent près de 60 % des importations africaines de poulet brésilien.
L’Afrique a représenté 22,49 % des exportations brésiliennes de viande de poulet en 2025, contre 18,78 % l’année précédente. Si cette progression renforce la position du Brésil face à la concurrence des États-Unis et de l’Union européenne, elle souligne également la forte dépendance de plusieurs pays africains aux importations de volaille, malgré les efforts engagés pour développer la production locale et réduire la facture alimentaire.
Djah OPELY












