@informateur.ci- Le Burkina Faso renforce sa stratégie de développement de l’aquaculture avec la mise en service de deux unités industrielles de fabrication d’aliments pour poissons. Les infrastructures, situées à Bobo-Dioulasso et à Bagré, ont été officiellement inaugurées le 13 mars dernier par les autorités burkinabè.
D’un coût global estimé à 1,5 milliard de francs CFA, soit environ 2,6 millions de dollars, ces installations ont été financées par le ministère de l’Agriculture. Elles s’inscrivent dans la politique nationale visant à accroître la production halieutique et à réduire la dépendance du pays aux importations d’aliments pour poissons, un facteur souvent coûteux pour les pisciculteurs.
Selon un communiqué publié par le ministère, chaque unité dispose d’une capacité de production comprise entre 1,5 et 2 tonnes d’aliments par heure. Cette capacité devrait permettre d’approvisionner plus efficacement les exploitations aquacoles locales et de soutenir l’expansion du secteur.
La gestion des deux infrastructures a été confiée à des entreprises publiques spécialisées dans la transformation agroalimentaire. L’usine de Bobo-Dioulasso sera exploitée par la société d’État Faso Guulgo, déjà active dans la production d’aliments destinés à la volaille, au bétail et au poisson.
De son côté, l’unité installée à Bagré sera administrée par la société d’État Faso Agropole, structure impliquée dans le développement de pôles agro-industriels dans le pays.
Avec ces nouvelles installations, les autorités espèrent renforcer la chaîne de valeur de l’aquaculture nationale, améliorer la disponibilité d’aliments de qualité pour les éleveurs de poissons et stimuler la production locale. Cette initiative devrait également contribuer à la création d’emplois et au renforcement de la sécurité alimentaire dans le pays.
Djah OPELY












