@informateur.ci- La justice belge a franchi une étape majeure dans l’un des dossiers les plus sensibles de l’histoire postcoloniale. Mardi, une juridiction d’instruction à Bruxelles a ordonné le renvoi devant un tribunal d’un ancien diplomate belge âgé de 93 ans, soupçonné de « participation à des crimes de guerre » dans le cadre de l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961.
Le suspect, Etienne Davignon, est aujourd’hui le dernier survivant parmi la dizaine de responsables belges visés par une plainte déposée en 2011 par la famille de l’ancien Premier ministre congolais. Cette procédure judiciaire, engagée à Bruxelles, vise à faire la lumière sur les responsabilités liées à la disparition de cette figure majeure de l’indépendance de la République démocratique du Congo.
Selon les autorités judiciaires, l’ancien diplomate aurait joué un rôle dans les décisions politiques ayant conduit à l’exécution de Patrice Lumumba, quelques mois seulement après l’accession du pays à la souveraineté. L’affaire reste hautement symbolique, tant en Belgique qu’en Afrique, où elle ravive les débats sur le passé colonial et les responsabilités historiques.
La décision de renvoi en procès n’est toutefois pas définitive et peut encore faire l’objet d’un appel. Si le procès se tient, il marquera une étape importante dans la quête de vérité et de justice engagée depuis plus d’une décennie par les proches de Patrice Lumumba.
Djah OPELY












