@informateur.ci- Sénégal franchit une nouvelle étape dans l’exploitation de ses ressources pétrolières. Selon le ministère des Énergies et du Pétrole, trois cargaisons de pétrole brut, représentant 2,89 millions de barils, ont été expédiées et commercialisées sur le marché international durant le mois de septembre. Les prévisions annuelles pour 2025, initialement fixées à 30,53 millions de barils, ont été révisées à 34,5 millions, confirmant la bonne dynamique des puits et la solidité des performances opérationnelles.
Parallèlement, le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) a connu des avancées notables avec la finalisation de deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) totalisant 336 690 m³. Les opérations de mise en service du FPSO se poursuivent, avec pour objectif une montée en puissance progressive des capacités de production dans les mois à venir.
Le gouvernement sénégalais mise fortement sur les hydrocarbures pour transformer son paysage énergétique. À travers la SENELEC, il ambitionne d’atteindre un mix énergétique de 40 %, notamment en intégrant le gaz dans la production d’électricité. Cette stratégie vise à renforcer la souveraineté énergétique tout en générant des retombées économiques et sociales durables.
Dans la perspective de la Vision 2050, Dakar entend également accélérer son industrialisation en valorisant les hydrocarbures et les ressources minières. Une usine de valorisation du phosphate sera installée dans le Nord du pays, afin de produire des engrais destinés à soutenir la productivité agricole nationale.
Sur le plan financier, les recettes issues des hydrocarbures sur la période 2026-2028 sont estimées à 227,22 milliards FCFA, en tenant compte des fluctuations du marché mondial du pétrole. Cette performance confirme la place stratégique que prennent désormais les énergies fossiles dans la croissance économique du Sénégal.
Djah OPELY












