@informateur.ci- Les perspectives économiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) demeurent encourageantes, malgré les défis socio-politiques, sécuritaires et climatiques. Selon un rapport de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) publié à la mi-septembre, la croissance de l’activité économique dans l’Union devrait atteindre 6,5% au troisième trimestre 2025, contre 6,1% sur la même période en 2024.
Cette progression repose principalement sur la vigueur de la demande intérieure et la bonne tenue de secteurs stratégiques tels que l’agriculture vivrière, les activités extractives, le commerce, les services, le transport et les Bâtiments et Travaux Publics (BTP).
En Côte d’Ivoire, les industries extractives ont enregistré une croissance spectaculaire de 68,3% entre juin 2024 et juin 2025, selon l’Agence nationale de la statistique. Cette performance est attribuée à la montée en puissance de l’exploitation d’hydrocarbures et de minerais métalliques.
Au Sénégal, le secteur extractif affiche une progression encore plus forte, estimée à 71,3% entre juillet 2024 et juillet 2025, portée par le démarrage de la production pétrolière, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
La BCEAO note également une amélioration notable dans l’agriculture. Les récoltes de la campagne 2024/2025 sont en hausse de 15,9% à l’échelle régionale, renforçant la sécurité alimentaire de l’Union.
Sur le plan des prix, l’inflation devrait rester contenue, passant de -0,5% en septembre à -0,1% en octobre 2025. Cette tendance s’explique par la baisse des cours mondiaux des denrées alimentaires et l’approvisionnement satisfaisant des marchés en produits céréaliers.
Pour Adama Coulibaly, président du Conseil des ministres statutaires de l’UEMOA, la croissance économique est projetée à 6,3% en 2025, grâce aux performances conjuguées de l’agriculture, du secteur extractif et de l’industrie manufacturière.
Toutefois, la BCEAO insiste sur la dépendance de ces perspectives favorables aux aléas climatiques et à l’évolution de la conjoncture socio-politique et sécuritaire.
Le Fonds monétaire international (FMI) nuance également cet optimisme en soulignant que, malgré une croissance solide, les écarts de revenus par habitant se creusent entre les États membres, reflet de disparités persistantes dans la dynamique de croissance au sein de l’Union.
Djah OPELY












