@informateur.ci- L’Agence nationale de la statistique (ANStat) a rendu public son rapport annuel sur l’état civil en Côte d’Ivoire pour l’année 2024. Les données révèlent une évolution marquée des indicateurs démographiques, entre hausse des naissances enregistrées et augmentation du nombre de décès.
Hausse des enregistrements de naissances
Au total, 589 667 naissances ont été enregistrées à travers le pays, dont 567 114 dans les délais légaux. Le rapport précise que 55,4 % des déclarations sont effectuées dans les trois mois suivant la naissance et 57,6 % sur l’année, un taux supérieur à la moyenne africaine estimée à 44 %.
Le rapport de masculinité reste équilibré, avec 103 garçons pour 100 filles.
Décès : une progression de 3,8 %
En parallèle, le pays a enregistré 62 471 décès en 2024, contre 60 156 en 2023, soit une hausse de 3,8 %. Le taux d’enregistrement des décès s’établit à 22,9 %, en progression par rapport à l’année précédente. Le rapport note également une surmortalité masculine, avec 131 hommes pour 100 femmes. Mariages, divorces et adoptions : des tendances contrastées
L’année 2024 a compté 30 912 mariages célébrés, un chiffre en légère baisse. La grande majorité des unions (84,07 %) a été conclue sous le régime de la communauté de biens, tandis que 15,83 % relèvent du régime de séparation.
Côté divorces, une forte baisse est constatée : 1 710 demandes ont été enregistrées, contre 2 848 en 2023, soit une diminution de 66,5 %. Concernant les adoptions, 375 dossiers ont été déposés, dont 224 ont reçu une décision favorable. Parmi eux, 156 concernent des mineurs et 68 des majeurs.
Pour l’ANStat, ces statistiques constituent un outil essentiel pour le suivi de l’évolution démographique et sanitaire du pays. Elles s’inscrivent dans un contexte où les autorités ivoiriennes renforcent la modernisation du système d’état civil, afin d’améliorer la fiabilité des données et la planification des politiques publiques.
Ces résultats permettent d’avoir une meilleure lecture des dynamiques sociales et démographiques de la Côte d’Ivoire, entre croissance de la population, mutations familiales et enjeux sanitaires.
Yannick KOBO












