@informateur.ci- Les acteurs de la filière café-cacao ivoirienne franchissent une étape décisive vers une meilleure organisation. Le Comité technique OIA Café-Cacao a ouvert, ce mardi 19 août 2025, à l’hôtel HP Resort de Yamoussoukro, les travaux de l’Assemblée Générale Constitutive de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) dédiée à la filière.
Durant quatre jours, du 19 au 22 août, cent (100) délégués issus d’Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) reconnues pour leur représentativité vont plancher sur l’avenir du secteur. L’ordre du jour comprend l’adoption des textes constitutifs de la nouvelle organisation ainsi que l’élection de ses organes de gouvernance.
La première journée a été consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de statuts de l’OIA Café-Cacao, véritable socle juridique devant encadrer les futures actions de l’interprofession. Les débats ont permis de consolider une vision commune visant à renforcer la gouvernance et la transparence au sein de la filière.
Pour les organisateurs, l’enjeu est clair : doter le secteur d’un cadre institutionnel fédérateur capable de défendre les intérêts des différents maillons de la chaîne de valeur, du planteur au transformateur, tout en garantissant une plus grande stabilité économique et sociale. « Il s’agit, au terme de cette rencontre, de poser les bases solides de la construction d’un avenir durable et plus stable pour la filière café-cacao en Côte d’Ivoire », a souligné un membre du Comité technique.
Cette Assemblée Générale Constitutive marque une étape clé dans la mise en place d’une interprofession structurée, à l’image d’autres grandes filières agricoles du pays. Elle ouvre la voie à une meilleure coordination entre producteurs, exportateurs, industriels et pouvoirs publics, dans un contexte où la filière café-cacao, pilier de l’économie ivoirienne, doit relever les défis de la compétitivité internationale, de la durabilité et de l’amélioration des revenus des planteurs.
En adoptant un cadre institutionnel clair, les acteurs espèrent bâtir une interprofession forte, capable de peser davantage dans les grandes décisions nationales et internationales concernant le cacao et le café, produits emblématiques de la Côte d’Ivoire.
Yannick KOBO












