@informateur.ci- Le ministère des Ressources animales et halieutiques durcit le ton face aux éleveurs de porcs. Toute reprise de l’élevage porcin sans autorisation préalable sera désormais considérée comme clandestine et exposera ses auteurs à des sanctions administratives, a averti le directeur des services vétérinaires et du bien-être animal, Dr Kallo Vessaly.
L’annonce a été faite le 14 août 2025, lors d’une rencontre de sensibilisation organisée à Songon avec les acteurs de la filière porcine. L’objectif : rappeler l’importance du respect strict des mesures de biosécurité après la récente épizootie de peste porcine africaine, qui a fortement affecté le secteur.
La Côte d’Ivoire a enregistré ces derniers mois plusieurs foyers de peste porcine africaine, une maladie virale hautement contagieuse et sans vaccin. Pour enrayer sa propagation, les autorités ont ordonné l’abattage de milliers de porcs, provoquant d’importantes pertes économiques pour les éleveurs. Selon les chiffres officiels, plus de 108 000 porcs ont été abattus et 15 000 éleveurs impactés par les mesures de sécurité alimentaire.
Afin de contenir durablement l’épidémie, l’État a instauré une interdiction temporaire d’élevage dans les zones touchées, tout en renforçant les contrôles sanitaires.
Le Dr Kallo a précisé que désormais, tout déplacement de porcs est soumis à un laissez-passer sanitaire délivré par les autorités compétentes. En outre, tout manquement aux engagements pris dans la Charte de biosécurité pourra entraîner la suspension des activités, l’exclusion des aides publiques et l’interdiction d’accès aux circuits de commercialisation.
Il a également recommandé aux éleveurs de s’affilier à une organisation professionnelle reconnue, de suivre les conseils des agents vétérinaires et de participer activement aux sessions de formation et d’information mises en place.
Le rappel à l’ordre des autorités vise à éviter une résurgence de la maladie, mais aussi à protéger l’avenir de la filière porcine en Côte d’Ivoire, qui joue un rôle important dans l’économie agricole et la sécurité alimentaire nationale. «La reprise de l’élevage doit se faire dans un cadre réglementaire strict, pour garantir à la fois la santé animale, la protection des éleveurs et la stabilité de la filière », a insisté le Dr Kallo.
Djah OPELY












