@informateur.ci- Une mousson meurtrière frappe de plein fouet le Pakistan. Près de 120 personnes ont perdu la vie en seulement 24 heures dans le nord du pays, selon un bilan actualisé communiqué vendredi 15 août par les autorités. Depuis le début de la saison des pluies, fin juin, le nombre total de victimes dépasse désormais les 400, près de la moitié étant des enfants.
Les dernières victimes ont été principalement recensées dans la province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, ainsi qu’au Cachemire. L’Autorité nationale de gestion des catastrophes indique que nombre d’entre elles ont été tuées dans l’effondrement de leurs maisons ou lorsque leurs véhicules ont été emportés par des glissements de terrain.
Dans le district de Bajaur, une averse torrentielle a emporté plusieurs habitations, piégeant plus de 20 personnes sous les décombres. Dix-huit corps ont été retrouvés, tandis que les recherches se poursuivent. Plus au sud, dans le district de Lower Dir, 15 morts supplémentaires ont été signalés.
Cette mousson estivale, jugée « inhabituelle » par les autorités, a particulièrement touché le Pendjab, province où vivent près de la moitié des 255 millions de Pakistanais. En juillet, les précipitations y ont été supérieures de 73 % à celles de l’année précédente. Durant ce seul mois, la province a déploré plus de décès que sur l’ensemble de la mousson 2023.
Les autorités alertent : les pluies devraient encore s’intensifier d’ici la fin de la saison, prévue mi-septembre. Cette période, qui apporte entre 70 et 80 % des précipitations annuelles en Asie du Sud, reste vitale pour l’agriculture, mais représente aussi un risque majeur d’inondations.
En 2022, le pays avait subi des pluies d’une intensité exceptionnelle, submergeant près d’un tiers de son territoire, touchant plus de 33 millions de personnes et causant la mort d’environ 1 700 habitants. Les pertes agricoles avaient été considérables, rapporte France 24.
Classé parmi les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, le Pakistan subit désormais de plus en plus fréquemment des événements climatiques extrêmes. Les experts appellent à renforcer les infrastructures et les systèmes d’alerte pour limiter les pertes humaines face à des catastrophes qui s’annoncent toujours plus fréquentes et destructrices.
Djah OPELY












