@informateur.ci- Le Nigéria fait face à une épidémie inquiétante de fièvre de Lassa, qui a déjà causé la mort de plus de 155 personnes depuis le début de l’année, selon le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC). Cette maladie virale, transmise principalement par le contact avec les excréments ou l’urine de rongeurs infectés, touche plusieurs États du pays.
Le dernier rapport épidémiologique du NCDC indique que plus de 950 cas confirmés ont été enregistrés depuis janvier. Les États d’Ondo, Edo et Bauchi figurent parmi les plus touchés, concentrant la majorité des infections. Les autorités sanitaires mettent en garde contre les symptômes initiaux, souvent confondus avec le paludisme, et qui peuvent évoluer vers de graves complications si la maladie n’est pas rapidement prise en charge.
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement nigérian, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et plusieurs partenaires humanitaires, a renforcé les campagnes de sensibilisation.
Les mesures de prévention recommandées incluent la réduction du contact avec les rongeurs, l’amélioration de l’hygiène domestique et le renforcement des protocoles de dépistage dans les centres de santé.
Identifiée pour la première fois dans les années 1960 au Nigéria, la fièvre de Lassa demeure une maladie endémique en Afrique de l’Ouest. L’épidémie actuelle, l’une des plus meurtrières de ces dernières années, suscite des inquiétudes, notamment dans les zones rurales où l’accès aux soins est limité. Les autorités appellent la population à signaler rapidement tout cas suspect afin de limiter la propagation du virus.
Djah OPELY












