@informateur.ci- Alors que la présidentielle d’octobre 2025 approche à grands pas, le candidat du RHDP n’est toujours pas connu. Or, en 2020, à la même période, le président Alassane Ouattara avait déjà annoncé sa candidature. Dès lors, l’on est fondé à se poser des questions de bon sens.
Le 05 mars 2020, le président Alassane Ouattara a pris la décision historique de renoncer à se présenter à l’élection qui devait se tenir cette année-là. Mais, contre toute attente, celui qui avait été choisi pour être le candidat de la coalition au pouvoir, l’ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, a passé l’arme à gauche. Une occurrence qui a contraint l’ancien Dga du FMI à se raviser à la demande de son parti, pour être le porte-étendard de son parti à cette joute. C’est ainsi qu’il a été à nouveau élu en 2020. Au grand désarroi de l’opposition qui était fermement opposée à sa candidature.
Il ne reste pas moins vrai que le président du RHDP n’a jamais fait mystère de sa volonté de passer le flambeau à une nouvelle génération. C’est ainsi qu’il a aussi souhaité que Bédié, Gbagbo et lui se retirent des affaires afin de passer le témoin à plus jeune. Assurant toutefois qu’il n’hésiterait pas à se porter candidat si les deux autres s’entêtaient à vouloir postuler à la magistrature. C’était en 2019 à Katiola où il animait un meeting.
Et voilà que Bédié n’est plus là, Gbagbo disqualifié par la justice étant dans l’impossibilité de se porter à nouveau candidat. Du coup, Alassane Ouattara se retrouve seul. De quoi l’amener à se poser des questions. L’on ne serait donc pas surpris de le voir renoncer à candidater en octobre 2025. Dans cette logique, il pourrait alors désigner un candidat parmi la demi-douzaine dont il parlait concernant sa succession.
A l’évidence, tout est en train de se mettre en ligne pour tracer un boulevard à celui que Ouattara pourrait désigner pour assurer sa succession. Ça reste une conjecture, mais elle n’en reste pas moins défendable.
Cette éventualité est d’autant plus plausible que le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, identifié comme le candidat le plus redoutable, pourrait être mis hors course suite à sa radiation de la liste électorale. A l’évidence, tout est en train de se mettre en ligne pour tracer un boulevard à celui que Ouattara pourrait désigner pour assurer sa succession. Ça reste une conjecture, mais elle n’en reste pas moins défendable.
Par ailleurs, le congrès du parti au pouvoir qui devrait se tenir en mai, afin de choisir son candidat, a été reporté à juin. Pourquoi ce report ? N’est-ce pas pour prendre le temps de bien « nettoyer la route »?
Cependant, il faut reconnaître que si le président Ouattara était désireux de faire un autre mandat, Thiam ne serait pas un lourd poids contre ce projet. Mais pourquoi éliminer des candidats qu’on est peut être sûr de battre ? Pourquoi disqualifier des candidats si on prône un bilan bien solide et qu’on est sûr de battre n’importe quel adversaire?
Eh bien, la raison est peut-être que le président Alassane Ouattara ne se représentera plus, il prépare le terrain pour un poulain. Il faut donc que celui-ci ait des adversaires à sa portée afin que son parti reste toujours aux affaires. Voilà le plan. Il peut être utopique. Mais…Attendons de voir. Tout près n’est pas loin, aurait dit l’Ivoirien lambda.
OM/Informateur.ci












