@informateur.ci- Le mardi 25 mars 2025, le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, a levé la sanction qui frappait l’ancienne déléguée communale d’Akoupé, Valérie Yapo. Mais celle-ci a quand même maintenu sa plainte contre le successeur de Bédié dont elle conteste la légalité de l’élection à la tête du vieux parti. Une posture qui trahit les intentions de cette billonniste.
Une opération à somme nulle. Telle pourrait être qualifiée la décision prise par le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, le mardi 25 mars 2025. En effet, ce jour-là, il a levé la sanction qui frappait l’ancienne déléguée communale d’Akoupé, Valérie Yapo. L’objectif étant de « préserver l’unité et la cohésion » du parti dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. Faut-il rappeler que celle-ci avait été suspendue de toute activité liée au parti en raison de propos jugés attentatoires à l’unité et à la cohésion du PDCI-RDA?
Pour rappel, lors d’une conférence de presse animée après l’élection de l’ancien patron de Crédit suisse, Valérie Yapo avait estimé que ce dernier ne remplissait pas les conditions pour postuler à la présidence du PDCI. Elle a notamment pointé sa double nationalité au moment des faits. Elle se demandait alors avec quelle nationalité le successeur de Bédié s’était fait élire? En conséquence, elle avait déclaré que son élection était irrégulière. Aussi, demande-t-elle à la justice d’invalider son mandat et tous les actes subséquents. Y compris les organes mis en place par l’intéressé.
Cette plainte concerne aussi la sanction qui la frappait et qu’elle trouvait aussi illégale.
Mais, prenant tout le monde de court, Tidjane Thiam a levé cette sanction le mardi dernier. Une manière d’appeler la « frondeuse » à un modus vivendi. Cependant, cette dernière, ignorant la mesure de clémence du président du vieux parti, a maintenu sa plainte. Ce qui montre clairement sa détermination à aller jusqu’au bout de sa volonté de déchoir Tidjane Thiam de la présidence du PDCI.
Dès lors, il est évident que l’action de la plaignante dépasse sa petite personne et ses intérêts à elle. Ainsi, il ne serait pas faux de soutenir que l’ancienne déléguée communale d’Akoupé est en mission commandée. Mais pour le compte de qui ? Certainement pour Jean-Louis Billon qui ne fait guère mystère de sa volonté d’être le candidat du parti septuagénaire à la prochaine élection présidentielle.
Mais Valérie Yapo pourrait tout aussi bien faire le jeu du RHDP qui ne verrait pas d’un mauvais œil l’éventualité d’une invalidation de l’élection de l’ancien polytechnicien qui se présente désormais comme le plus redoutable adversaire du candidat du parti au pouvoir pour octobre prochain. En tout état de cause, l’avenir situera davantage les uns et les autres. En attendant, affirmer que le PDCI-RDA est dans la tourmente serait un doux euphémisme.
OM/ Informateur.ci












