@informateur.ci- La radiation de Gbagbo de la liste électorale, du fait de sa condamnation par la justice ivoirienne à 20 ans de prison dans l’affaire dite du « braquage » de la BCEAO‘’ lors de la crise postélectorale de 2010- 2011, entraînant la privation de ses droits civiques, a été confirmée, à sept mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, par la Commission électorale indépendante (CEI). Son nom ne figure pas sur la liste définitive qui vient d’être publiée par l’organe électoral ivoirien. Le leader du PPA-CI ne devrait de ce fait pas être candidat au scrutin prévu le 31 octobre 2025.
Réagissant à cette situation, Sébastien Danoh Djédjé, président exécutif est monté au créneau lors d’une conférence de presse le 18 mars 2025, pour condamner la décision de la CEI et sonner le cor de la mobilisation de la base du parti. ’’Le PPA-CI condamne les manœuvres de la CEI qui tendent à créer le trouble avant les élections (…) Le PPA-CI invite ses militants à prendre d’assaut tous les lieux d’enrôlement, afin de prendre une part active au contentieux électoral (…) La direction du PPA-CI suspend toutes les missions de tournées nationales terrains initiées (…) La bataille de la réinscription de Laurent Gbagbo sur la liste électorale est un devoir moral pour nous« , a lancé le président exécutif du PPA-CI à l’endroit des militants.
Dans nos précédentes publications, nous donnions l’alerte sur le risque que la situation d’inéligibilité de Laurent Gbagbo à la prochaine présidentielle fait planer sur la Côte d’Ivoire. Faut-il en dire plus? Comme à chaque élection présidentielle en Côte d’Ivoire depuis le décès du président Félix Houphouët-Boigny en 1993, la crise est aux portes de la Côte d’Ivoire. Après 2020, elle s’annonce à nouveau. On la voit venir. Laurent Gbagbo, dont la libération de la Cour pénale internationale (CPI) et le retour à la vie politique en Côte d’Ivoire était perçue comme ‘’la clé de la réconciliation nationale‘’, selon le mot du président Henri Konan Bédié, est à nouveau exclu de l’élection présidentielle, après les scrutins de 2015 et de 2020 qui ont été boycottés par le parti du Woody de Mama.
« Une chose est certaine, si le Woody de Mama, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé ne sont pas réhabilités, leurs partis pourraient ne pas prendra pas part à la présidentielle de 2025. Assurément, le ciel électoral ivoirien s’est assombri. Et il faut craindre de nouvelles tensions électorales si ces questions ne sont pas réglées. D’où la nécessité de relancer le dialogue politique ».
De son côté, Générations et Peuples Solidaires (GPS), parti de l’ex-Premier ministre Guillaume Soro, a également dénoncé la non-inscription de son ce dernier sur la liste électorale provisoire malgré les décisions contraignantes de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Exigeant ‘’la fin des manipulations judiciaires visant à éliminer des opposants politiques, et la garantie d’un processus électoral transparent pour l’élection présidentielle de 2025’’. Même son de cloche du côté du Congrès Panafricain pour la Justice et l’égalité des Peuples (COJEP) de Charles Blé Goudé où l’on parle de ‘’graves atteintes aux droits fondamentaux de son leaders’’.
Qu’on se le dise, l’éviction de Laurent Gbagbo, de Guillaume Soro et de Charles Blé Goudé de la présidentielle de 2025 ne peut en aucun cas permettre la tenue d’un scrutin apaisé. Beaucoup sont ceux qui appellent les autorités au pouvoir à s’inscrire dans la voie du dialogue politique et de la réconciliation en levant les entraves juridiques à la candidature de ces personnalités. Espérant de ce fait qu’une décision soit prise dans le sens de l’apaisement du climat politique. Mais ce n’est toujours pas le cas.
Une chose est certaine, si le Woody de Mama, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé ne sont pas réhabilités, leurs partis pourraient ne pas prendra pas part à la présidentielle de 2025. Assurément, le ciel électoral ivoirien s’est assombri. Et il faut craindre de nouvelles tensions électorales si ces questions ne sont pas réglées. D’où la nécessité de relancer le dialogue politique.
KKM/informateur.ci












