@informateur- A l’approche de la Présidentielle prévue pour octobre 2025, ce serait une lapalissade de dire que le PPA-CI de Laurent Gbagbo est à la croisée des chemins. Puisque l’inéligibilité qui frappe le fondateur de cette formation commence à donner des idées à certains de ses compagnons de lutte.
L’un de ces compagnons, Ahoua Don Mello, vice-président du PPA-CI aurait déjà mis sur pied des clubs de soutien dont le plus connu, le Mouvement de soutien aux actions du ministre Ahoua Don Mello, en abrégé MSA-ADM, a déjà organisé une cérémonie de lancement officiel, le 11 décembre 2024, dans le 19e arrondissement, à Paris. Koré Moussa Michel Mognon, initiateur de ce mouvement, a donné les motivations de sa démarche. ‘‘Pour des citoyens libres, quoi de plus noble que de magnifier les actions d’un compatriote qui se bat à l’échelle internationale pour la souveraineté, le patriotisme et le panafricanisme ? Ce valeureux patriote mérite soutien’’, a-t-il écrit sur sa page Facebook. Cette cérémonie aurait été modérément appréciée par la direction du PPA-CI à Abidjan. Comme il fallait s’y attendre, la représentation du PPA-CI en France a automatiquement réagi, à travers un communiqué en date du 11 décembre 2024, pour condamner la tenue de cette rencontre.
Et la représentation PPA-CI France d’ajouter qu’elle ‘’dénonce le caractère perturbateur d’une telle manœuvre, à 11 mois des échéances présidentielles’’. On peut donc évoquer un malaise au sein de ce parti par rapport aux ambitions prêtées à l’ancien patron du Bnetd. Quant à Nadiana Bamba Gbagbo, ‘’Première dame de ce parti’’, elle n’est pas restée indifférente. C’est ainsi que dans le cadre de sa tournée de remerciements, elle a tenu à mettre les points sur les ‘’i’’. Une manière de recadrer Ahoua Don Mello. ‘’Le président Gbagbo est le candidat, il est le candidat, il est notre candidat et il n’y en aura pas un autre’’, a-t-elle insisté.
De son côté, Laurent Gbagbo joue aussi sa petite musique. Aussi, a-t-il été clair : il n’y aura pas de schéma Ousmane Sonko au PPA-CI. Il reste et demeure LE candidat de son parti. Mais, on notera que c’est une posture qui paraît totalement égotiste de la part de Gbagbo et qui finit par accréditer la thèse de ceux qui ont toujours dit que le PPA-CI n’est pas un parti politique. Puisque son fonctionnement jure, on le voit, avec les règles en la matière. C’est donc une secte dont Laurent Gbagbo est l’inamovible et indétrônable gourou de qui tout procède et à qui tout retourne. C’est bien dommage !
Parce que si l’ancien chef de l’Etat n’est pas autorisé à être dans les starting-blocks en octobre 2025, qu’en sera-t-il de ce parti engagé dans une relation fusionnelle avec son fondateur et inspirateur ?
A l’évidence, la réponse est contenue dans la question. En effet, 2025 étant la « der des ders » pour le Woody de Mama, s’il est aux abonnés absents à cette échéance capitale, c’est qu’il aura fait son temps. D’autant qu’on le voit mal se battre en 2030 (il aura alors 85 ans), pour être encore candidat. 2025 marque donc la fin de ses ambitions présidentielles. C’est une occurrence qui devrait l’obliger à envisager un plan B à sa candidature déjà compromise par sa radiation de la liste électorale. Dans le cas contraire, faute de candidat, que restera-t-il au PPA-CI ? Sinon disparaitre de la circulation. Puisqu’aucun parti ne peut exister pour exister, le but de tout parti étant de conquérir et d‘exercer le pouvoir d’Etat.
Mais, en l’absence d’un homme capable de porter ses couleurs à la reine des batailles, le PPA-CI ne pourra certainement pas survivre à l’invalidation définitive de la candidature de son leader à la prochaine élection présidentielle. Par faute, on l’aura compris, de l’épouse de Laurent Gbagbo dont l’influence sur celui-ci ne se dément guère. Et si elle avait refusé l’éventualité d’une candidature de rechange justement pour que ‘’meurt’’ le PPA-CI ? La question reste posée. Autrement, l’on comprend difficilement son attitude, alors qu’elle est la seule à faire accepter à son ancien président d’époux qu’il est temps qu’il passe la main. Pour donner leurs chances aux plus jeunes de ses compagnons ou collaborateurs.
OM/Informateur.ci












