@Informateur- Le 16 octobre 2024, lors du Conseil des ministres qui s’est tenu ce jour-là, le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goita, a été promu au grade de général d’armée à ‘’titre exceptionnel’’. Avec lui, les 4 autres figures principales du régime.
Investi chef de l’Etat en 2021, le colonel Assimi Goita a été promu, le 16 octobre, général d’armée à ‘’titre exceptionnel’’. Une promotion qu’il partage avec les colonels Sadio Camara, ministre de la Défense, Malick Diaw, président d’une assemblée tenant lieu d’organe législatif, Ismaël Wagué, ministre de la réconciliation, et Modibo Koné, chef du renseignement, qui ont été promus généraux de corps d’armée. Sous la conduite d’Assimi Goïta, ils forment la junte qui dirige le Mali depuis le double coup d’Etat perpétré en 2020 et 2021. Le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement, devient général de division.
Ces hommes gouvernent le pays pour ainsi dire sans partage et le terme de leur gouvernance reste inconnu du commun des mortels. Puisqu’ils ont manqué à leurs engagements successifs de rendre le pouvoir à des civils après des élections qui, en dernier lieu, devaient se tenir en février 2024.
Les soutiens de la junte ont tracé la voie à plusieurs années supplémentaires de régime militaire et à une probable candidature présidentielle d’Assimi Goïta. La promotion des colonels au rang de général, mais aussi leur amnistie pour les actes liés aux putschs, figuraient parmi les recommandations issues de ces consultations.
- Ces promotions que rien ne justifie
Cependant, l’on peut s’offusquer de ces promotions que rien ne justifie, puisque la raison qui a motivé le coup d’Etat de 2021 qui a écourté le mandat d’Ibrahim Kéita, à savoir, la lutte contre les djihadistes, reste entière. Ces ‘’fous de Dieu’’ continuant à endeuiller le Mali dont une grande partie du territoire est sous leur contrôle. Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi les nouvelles autorités qui dirigent l’ancien empire Manding ont éprouvé le besoin de se donner de nouveaux galons. A quoi cela répond-il concrètement, quand on sait qu’aucun des promus, moins encore le premier d’entre eux, le néo général Assimi Goita, ne va au front, sur le théâtre des opérations, pour faire le coup de feu contre les terroristes?
Cela ressemble fort à de la ‘’copinerie’’. Ils ont donc transformé la direction du pays en un petit jeu entre copains et coquins, qui se la coulent douce, très loin des terroristes qu’ils étaient pourtant censés ‘’bouter’’ hors du pays. C’est ridicule.
Assimi Goita se moque visiblement de ses compatriotes, impuissants, qui assistent à ses ‘’simagrées’’ souverainistes derrière lesquelles il cache son manque de courage face aux djihadistes. Encore une fois, c’est ridicule. Si, au moins, il faisait comme le défunt chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, qui n’hésitait pas à se rendre au front pour croiser le fer avec les rebelles qui attaquaient son régime. Il a d’ailleurs trouvé la mort au cours d’un combat. Son exemple est la preuve qu’on a beau être un chef de l’Etat, on n’est pas moins fondé à défendre son pays, pied à pied, contre l’ennemi lorsque les circonstances le commandent et que la raison l’exige. De toute évidence, le néo général putschiste malien aura failli à ce code d’honneur. Dommage!
OM/Informateur.ci












