@informateur- Les chiffres de l’immigration clandestine sont macabres. Des morts, encore et toujours. Le décompte des six derniers mois, fait par RFI sur la base des estimations de l’ONU, indique que plus de 1.000 personnes sont mortes en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe. Mais, s’interroge le confrère français, combien d’autres périssent bien avant d’atteindre les côtes? Sans doute plus qu’on ne l’imagine.
L’ONU estime en effet que deux fois plus de migrants meurent dans le Sahara qu’en mer. Et c’est ce que les migrants redoutent le plus, si l’on en croit l’organisation des Nations-Unies qui a interrogé à ce sujet plus de 30 000 migrants et réfugiés. Et ce qui ressort, c’est que c’est la traversée du Sahara qu’ils craignent le plus. Car les dangers qui les guettent dans le sable sont multiples et implacables. Outre le risque de subir des violences physiques, des viols ou même, le trafic d’organes, la route qui passe par le désert est souvent synonyme de mort brutale. Parfois aussi quand ils sont malades, les passeurs les abandonnent dans le désert.
En fait, plus de 20 % des migrants africains ont peur de mourir pendant le trajet. Un trajet qui s’arrête d’ailleurs très souvent en Afrique, dans des pays voisins, pour plus de 70 % d’entre eux. Et même quand ils atteignent le nord de l’Afrique, les exilés ne cherchent pas forcément à embarquer sur des canots de fortune. Plus de 60 % des migrants qui arrivent en Libye où ailleurs en Afrique du Nord affirment avoir atteint leur destination finale, rapporte le correspondant de RFI à Genève.
DL/informateur.ci












