@informateur- En Chine, une fuite massive de données provenant d’une entreprise de sécurité informatique liée à l’appareil de sécurité révèle les méthodes des autorités pour surveiller les opposants ou propager les messages de Pékin. Un recours au piratage massif qui aurait également visé des gouvernements étrangers.
Ce sont des centaines de pages de contrats, des listes de clients, d’employés ou encore des listes de prix pour chaque opération de piratage qui ont fuité sur la plateforme américaine Git hub la semaine dernière. Ces données appartiennent à la société I-Soon.
Dans les copies écran de conversations WeChat qui ont également été mises en ligne, le directeur de cette compagnie de sécurité informatique – liée au ministère de la Sécurité publique en Chine et à l’appareil de sécurité d’État – assure dans un échange avec un client pouvoir pirater, avec 20% à 30% de succès, des applications et des messageries étrangères notamment.
- Données sur les plateformes étrangères
Si les autorités chinoises peuvent facilement surveiller et récupérer des données sur l’internet en Chine, ce sont visiblement les données hébergées sur des plateformes étrangères censurées en Chine qui intéressent les clients, à majorité des entités de la police et de la sécurité d’État situées dans plusieurs régions et provinces de Chine.
D’après les documents rendus publics, le service semble fonctionner par abonnement annuel : près de 77 000 euros (600 000 yuans) pour pirater des mots de passe Gmail. Plus de 51 000 euros (400 000 yuans) pour «hacker» des comptes X (anciennement Twitter), dont se servent notamment les opposants à l’étranger ou en Chine avec un VPN, de manière à contourner la grande muraille informatique. Lire la suite sur rfi.fr












