‘@Informateur- L’armée burkinabè continue de subir de lourdes pertes dans la lutte contre le terrorisme qu’elle mène depuis des années déjà. En effet, vendredi dernier, ce sont officiellement 51 soldats (Autour de 80 selon d’autres sources) qui ont été tués dans d’intenses combats qui ont opposé l’armée à un groupe de terroristes dans la région du Sahel, précisément entre Oursi et Déou dans la province de l’Oudalan.
17 mois après l’attaque meurtrière d’Inata qui avait fait 57 morts notamment des gendarmes, l’armée burkinabè continue de perdre autant d’hommes sur le champ de bataille. Preuve que le renseignement militaire est quasi nul et que les unités de l’armée se lancent à l’aveuglette dans les opérations purement militaire. Dans une guerre où la présente de troupes même armés jusqu’aux dents ne constitue plus un moyen de dissuasion pour l’ennemi, le recours à des éclaireurs, des drones et du renseignement devraient être privilégiés avant toute «aventure» sur le terrain.
Il ne sert à rien d’aligner des colonnes d’unités combattantes sur des routes désormais contrôlées par des bandes armées qui tendent des embuscades avec une facilité déconcertante et tuent des soldats, toujours surpris sur le champ de bataille. Assurément que la tactique militaire n’est pas la bonne. Tant que l’armée burkinabè mènera le combat de cette manière sans s’appuyer sur de solides renseignements avant d’envoyer ses unités sur le terrain, les morts se compteront toujours en grand nombre dans ses rangs.
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Les terroristes, faut-il encore le rappeler, ne sont pas des combattants de métier mais de circonstance qui ne sauraient maitriser les stratégies et l’art de la guerre mieux qu’une armée. Les Burkinabè devraient sans doute pleurer leurs soldats qui tombent mais cela ne devrait pas occulter la responsabilité de la hiérarchie militaire qui ordonne ces opérations. Continuer d’appliquer des méthodes conventionnelles dans une guerre asymétrique, c’est courir le risque d’une défaite certaine face à l’ennemi.
Et comme cela a toujours été le cas depuis la présidence de Roch Marc Christian Kaboré après chaque attaque de grande ampleur, ce sont les hélicoptères de l’armée de l’air, sensés en temps de guerre faire de la reconnaissance et appuyer les forces terrestres, qui revêtent le rôle d’ambulanciers et de croque-morts sur le lieu des drames.
Alfred SIRIMA












