‘@Informateur- Paul-Henri Sandaogo Damiba avait ce courage et cette volonté de se déplacer sur les lieux où les terroristes endeuillaient ses compatriotes pour leur témoigner la compassion du gouvernement et galvaniser par la même occasion les troupes présentes dans ces localités. Bourzanga le 22 mai, Seytenga le 14 juin, on pourrait citer bien d’autres exemples de déplacements de l’ex-président de la Transition qui au-delà de la symbolique participaient à rassurer le peuple de l’engagement de l’Etat dans la lutte contre le terroriste.
Ce que le régime précédent cornaqué par Roch Marc Christian Kaboré (il peut avoir l’excuse d’être un civil) n’avait pas fait en 7 ans de règne. Se contentant de décréter depuis les bureaux feutrés de Kosyam les deuils nationaux.
A(re)lire Burkina: En déplacement à Bourzanga, Damiba salue la bravoure des troupes
En effet, l’attaque contre le 14e Régiment Interarmes de Djibo qui a coûté la vie à 10 soldats, lundi 24 octobre 2022, commande la présence du président Capitaine Ibrahim Traoré sur le terrain pour remonter le moral des troupes et les féliciter de vives voix pour avoir riposté de manière énergétique, neutralisant 18 terroristes.

Pour rappel, le même acte de bravoure avait été réalisé le 21 mai dernier par le détachement militaire de Bourzanga qui avait neutralisé 34 terroristes. 5 soldats avaient perdu la vie dans les échanges de feux nourris qu’il y avait eus. 24 heures après cette attaque, le lieutenant-colonel Damiba était sur les lieux pour témoigner à ses frères d’armes sa compassion. Il y était pour la seconde fois le jeudi 27 septembre dernier (soit 3 jours avant d’être évincé) après l’attaque de Gaskindé qui s’est produit un jour avant.
Certes, ces déplacements n’empêchaient pas les terroristes de poursuivre les actions de lâcheté, mais ils avaient certainement un impact sur le moral des troupes qui étaient décorés à l’occasion à titre costume et les défunts à titre posthume.
Il faut tout simplement espérer que le Capitaine Traoré qui était jusqu’en fin septembre dernier un homme de terrain, un bon soldat dit-on, ne rompt pas cette bonne tradition de son prédécesseur. Celle d’aller remonter en personne le moral des troupes endeuillées.
Alfred SIRIMA












