@Informateur- Le coup d’Etat est finalement consommé au Burkina Faso. Dans une déclaration du nouvel homme fort, le Colonel Henri Damiba, lue à la télévision nationale par le capitaine Kader Ouédraogo, il y a quelques minutes, le Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) a annoncé la fin du régime Roch Kaboré, la dissolution de l’Assemblée nationale et de Constitution. » Une décision prise par toutes les composantes de l’armée et qui vise à remettre le pays sur le bon chemin« , a déclaré le capitaine Ouédraogo. Qui précise que les « opérations se sont déroulées sans effusion de sang ». Tout en promettant une calendrier de retour à l’ordre constitutionnel, le MPSR, indique que les évènements des dernières 48 heures annoncent une nouvelle ère pour le Burkina Faso.
Après le Mali et la Guinée, le Burkina Faso, à tradition de putschiste, s’inscrit comme le troisième pays de l’Afrique de l’Ouest où l’ordre constitution est rompu. Après quelques années d’accalmie, la sous-région ouest-africaine renoue ainsi avec les changements au bout du canon. La menace kaki est réelle sur l’espace francophone de cette partie du continent depuis 2020.

Au Mali, le putsch réussi de mai 2021 est le prolongement de celui intervenu en août 2020. En effet, moins d’un an après avoir renversé Ibrahim Boubakar Keita, un groupe de militaires, conduit par le colonel Assimi Goïta, a renversé le gouvernement de transition.
A l’issue de ce coup de force, le colonel aux deux coups d’état, Assimi Goïta, se proclame président de transition. Visés par des sanctions économiques et financières de la Cédéao, les autorités militaires maliennes semblent maintenir le cap et ont fait des émules.
En Guinée, Alpha Condé, pourtant réélu pour un troisième mandat, controversé, est déchu en septembre 2021 par des militaires avec à leur tête le Lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, commandant des Forces spéciales de l’armée guinéenne.
Depuis dimanche, après une mutinerie dans plusieurs casernes de Ouagadougou, la situation tourne finalement au profit des mutins. Le président Roch Marc Kaboré aux mains des mutins depuis la nuit du dimanche vient d’être déposé.
Il faut le dire, le retour des vieux démons constitue une préoccupation majeure dans la sous-region.
Alfred SIRIMA












