@Informateur.info- L’armée burkinabè a perdu 19 gendarmes et 7 policiers en 48 heures, entre vendredi et dimanche dernier, dans deux attaques terroristes qui ont pris pour cible le groupement des compagnies républicaines de sécurité à Dori et un détachement de la gendarmerie à Inata dans la région du Sahel. Contrairement aux civils sans défense, souvent pris pour cible, les terroristes ont visé des cibles militaires, l’une chargée de sécuriser l’axe Dori-Essakane et l’autre la mine d’or d’Inata. Deux attaques qui en rajoutent à la colère ambiante qui anime la population qui accuse ouvertement le pouvoir d’incapacité. Ce d’autant que plusieurs facteurs, notamment le manque d’équipement adéquat des forces de défense et les moyens divers comme les rations alimentaires sont évoqués avec force. Mettant ainsi à nue la responsabilité de la hiérarchie militaire y compris le Chef de l’Etat qui est le chef suprême des armées.
A(re)lire Terrorisme: Le Burkina Faso enregistre plus d’un million de déplacés internes (Officiel)
Sur les réseaux sociaux, reflet de l’état d’esprit de la population, l’on pleure les soldats tombés, critique l’incapacité des autorités à faire face à cette crise sécuritaire et fait des propositions. Au nombre des propositions soumises au pouvoir de Ouagadougou : la libération et la mise à contribution des officiers détenus tel le général Gilbert Diendéré dans la lutte contre le terrorisme, la dotation de moyen conséquent aux FDS, une réconciliation vraie des fils et filles du pays mais aussi l’envoi des gradés de l’armée sur le théâtre des opérations et éventuellement une négociation avec les groupes terroristes.
A(re)lire Burkina/Terrorisme: «On va se réveiller un jour sans pays comme la Somalie» (Ibrahima Maïga)
«La situation est dramatique et nous ne pouvons plus nous contenter des discours lénifiants. Nous avons besoin d’une seule chose : l’action», a réagi sur sa page facebook, Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA.
Ces attaques meurtrières surviennent surtout après que l’opposition politique a lancé un ultimatum d’un mois au président du Faso pour faire bouger les lignes faute de quoi, elle demanderait sa démission pure et simple pour incapacité à remplir ses charges constitutionnelles, notamment celle de la défense du territoire national.
Alfred SIRIMA












