@informateur.info- Une semaine après l’attribution du prix Nobel de la paix 2021 aux journalistes russe Dmitri Mouratov et philippine Maria Ressa, Vladimir Poutine, le président russe a mis en garde son compatriote.
Réagissant, jeudi, à cette distinction, en marge d’un forum sur l’energie, Vladimir Poutine a, d’abord, rassuré que » s’il (Dimitri Mouratov) n’enfreint pas le droit russe, s’il ne donne aucune raison justifiant d’être déclaré agent de l’étranger, alors cela n’arrivera pas », a déclaré le président russe dans des propos rapportés par Rfi, faisant allusion à une répression contre les médias indépendants qualifiés « d’agents de l’étranger ».
Toutefois, poursuit-il, si Dimitri Mouratov « compte utiliser son prix Nobel comme un bouclier pour faire ce qui est contraire à la loi russe, ça signifiera qu’il le fait en connaissance de cause pour attirer l’attention sur lui ou pour toute autre raison. Quel que soit son mérite, il faut que chacun comprenne ceci : il est nécessaire de se soumettre aux lois russes », a insisté M. Poutine.
Pourtant, selon nos confrères de la radio mondiale, une demi-heure après l’attribution du prix, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, avait salué le « courage » et le « talent » de Dmitri Mouratov.
Le prix Nobel de la paix a récompensé vendredi 8 octobre deux journalistes, la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov, pour « leur combat courageux pour la liberté d’expression » menacée par la répression, la censure, la propagande et la désinformation.
Dmitri Mouratov (59 ans) a été l’un des cofondateurs et rédacteurs en chef du journal Novaïa Gazeta, l’une des rares publications encore indépendantes en Russie, où la dissidence se heurte à une féroce répression.
Alfred SIRIMA












