‘@Informateur.info- Lors d’une interview qu’il a accordée au journal Le Monde, en 2020, le président Alassane Ouattara avait déclaré que pour l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro «ce sera la prison. Il n’y a aucun doute là-dessus. Il mérite la prison à perpétuité pour ce qu’il a fait». Alassane Ouattara a même pris le soin d’expliquer pourquoi pour lui, la place de son ancien filleul est en prison et pas ailleurs. «Après les mutineries de 2017, on a trouvé des tonnes d’armes chez lui. Puis nous en avons trouvé au siège de son parti. En quoi un président de l’Assemblée nationale a-t-il besoin d’avoir des lance-roquettes au siège de son parti ? Il y avait une organisation en vue d’effectuer un coup d’État», avait-il précisé.
Ce mercredi 23 juin 2021, la justice ivoirienne, a effectivement condamné l’ex-Premier de Laurent Gbagbo, au terme d’un procès qui aura duré plus d’un mois, à la prison à vie pour «complot, tentative d’atteinte contre à l’autorité de l’État» et «diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des populations». De quoi maintenir encore plus longtemps en exil, l’ex-chef rebelle dont les ambitions présidentielles auront mis à mal son compagnonnage avec le président Alassane Ouattara et le RDR, devenu aujourd’hui le RDHP.
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Non seulement Guillaume Soro est condamné à vie par le juge Charles Bini lors ce procès, mais il perd aussi sa formation politique, Générations et Peuples Solidaires (GPS), dont la dissolution a été prononcée. A l’évidence, cette décision de justice n’a pas tenu compte des exigences de réconciliation nationale et d’unité pour relever les nouveaux défis, notamment sécuritaires qui se posent à la Côte d’Ivoire.
Il serait difficile d’imaginer la réconciliation entre les ténors de la classe politique ivoirienne avec un leader aussi charismatique que Guillaume Soro condamné à perpétuité. Le retour de Gbagbo Laurent le 17 juin dernier après dix ans d’absence de la Côte d’Ivoire laissait pourtant entrevoir une lueur d’espoir pour cette réconciliation.
Charlène ADJOVI












