‘@Informateur.info- Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) de Côte d’Ivoire a relevé, mercredi dans un communiqué, le « non-respect » du quota de 30% de candidatures féminines aux législatives du 6 mars 2021.
A l’analyse des listes de candidatures provisoires publiées par la Commission électorale indépendante (CEI), la CNDH note globalement que » les listes de candidatures de l’ensemble des formations et coalitions politiques ne satisfont pas au quota de représentation de 30% tel que prévu par la loi no 2019-870 du 14 octobre 2019″, écrit Mme Namizata Sangaré, la présidente du Conseil.
Dans les détails, le monitoring du dépôt des listes de candidatures indique que le RHDP, parti au pouvoir, présenté « 40 candidates titulaires sur un total de 255 candidats soit 15,68% avec 36 candidates suppléants soit 14,17% », fait remarquer Mme Sangaré. Quant au PDCI-RDA, il est crédité de « 4 candidates titulaires sur un total de 46 candidats soit 8,70% avec 5 candidates suppléantes soit 10,87% », informe le communiqué.
Quant au FPI, il présente 9 candidates titulaires sur un total de 64 candidats représentant 14,06% avec 11 candidates suppléantes soit 18,31%. La plateforme EDS part avec 5 candidates titulaires sur 71 candidats soit 7,04% avec 13 candidates suppléantes représentant 18,31%. Enfin, la coalition EDS, PDCI-RDA envoie au front 22 candidates titulaires sur un total de 128 candidats soit 17,19%, avec 18 candidates suppléantes soit 14,06%.
Au vu de ces taux en- deçà du quota exigé, la CNDH exhorte « les formations et groupements politiques à une plus forte inclusivité de la gent féminine dans l’engagement politique en leur sein et une appropriation complète et entière de la loi précitée », conclut la présidente Namizata Sangaré dont l’institution reste engagée pour « une participation active des femmes dans la vie politique et leur représentation dans les instances décisionnelles ».
Geneviève MADINA












