‘@Informateur.info- Après neuf ans de silence, Laurent Gbagbo, ex-chef de l’État ivoirien (2000-2011), en attente de l’appel de son acquittement, a parlé, parlé fort pour délivrer un bon message au moment opportun. Mesuré dans ses propos avec des mots à leur juste place, fidèle à sa ligne, à ses principes et à ses engagements, alliant fermeté des convictions et ouverture à l’autre, pour un dialogue constructif. Retour sur un événement planétaire qui a affolé les compteurs d’audience de la chaîne francophone Tv5 monde qui a eu, jeudi, l’exclusivité de cet entretien depuis Bruxelles, la capitale belge.
Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, le passage de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo sur TV5 monde le jeudi 29 octobre a été très suivi des quatre coins de la planète. A cause de la qualité de l’homme qui rompt le silence depuis son acquittement en janvier 2019 en y ajoutant les huit années passées derrière les barreaux de la CPI mais aussi à quelques heures de l’ouverture du premier tour de l’élection présidentielle pour laquelle il a été recalé comme 39 autres candidats par le Conseil constitutionnel de son pays. Il a choisi le bon moment, le bon timing en cette période de tensions préélectorales pour dire son mot, montrer sa « direction » qui lui « semble bonne » en ce moment pour la Côte d’Ivoire, afin qu’on « sache que je dis qu’il y avait autre chose à faire, la discussion », a-t-il prévenu pour éviter une « catastrophe » au pays.
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Constant dans sa démarche politique qui privilégie l’intérêt de la Nation ayant pour socle les textes que « nous nous sommes donnés », Laurent Gbagbo a relevé que la crise actuelle provient, essentiellement, de la « manipulation » de la Constitution. Comme pour clarifier une position que certains ne comprenaient pas par son mutisme, suscitant des interrogations, il a marqué son « appui » aux actions de l’opposition qui conteste le 3è mandat du président Alassane Ouattara. « Je comprends et partage la colère de ceux qui sont opposés », a martelé l’ancien chef de l’État.
Pour cette première sortie médiatique après huit années de séjour carcéral à la CPI, Laurent Gbagbo apparu frais et serein a su éviter là où ses adversaires l’attendaient à délivrer un discours « guerrier ». L’homme a plutôt joué de sagesse et d’intelligence pour démontrer qu’il demeure cette « bête politique » qui rebondit de plus belle là où on l’attend le moins. En la matière, Laurent Gbagbo qui n’a rien perdu de sa verve, a captivé l’attention des millions de téléspectateurs à travers le monde.
Jean-François FALL












