‘@Informateur.info- Réponse du berger à la bergère serait-t-on tenté de dire. Quelques jours après l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) dans l’affaire Soro, le gouvernement ivoirien a annoncé, ce mercredi 29 avril 2020, le retrait de sa déclaration au protocole de la Cour basée en Tanzanie.
En clair, cette décision annoncée à l’issue du Conseil des ministres ne permet plus aux citoyens et aux organisations de la société civile de saisir la CADHP.
Cependant, ce retrait ne signifie pas que la Côte d’Ivoire ne reconnaît plus la compétence de l’instance judiciaire.
Avec cette décision, la Côte d’Ivoire rejoint le Rwanda, la Tanzanie et, le Bénin qui s’étaient déjà retirés.
Les autorités ivoiriennes justifient ce retrait par le fait que les juges de la Cour par leur arrêt dans l’affaire Soro ont « porté atteinte » à l’autorité de l’état et influencé sur le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire.
En ce qui concerne la levée du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro souhaité par la Cour, Ally Coulibaly, ministre des Affaires étrangères a fait savoir que c’est « une décision politique ».
Steven IBRAHIM












