‘@Informateur.info- Un mois après le buzz d’une vidéo spéculant à tort sur un fascicule de brevet européen portant sur la découverte d’une autre souche de coronavirus datant des années 2000 et accusant l’institut pasteur et la France d’avoir inventé le Covid-19, le monde semble être décidé à faire toute la lumière sur l’apparition de cette maladie.
Et comme de juste, la Chine, berceau de l’infection retient toute l’attention. Ce d’autant plus que dans le cadre de la gestion du Covid-19, le pays de Xi Jinping est accusé de dissimuler au monde les vrais chiffres de ses malades; comme pour se donner bonne conscience. Cela n’a pas eu pour effet que d’intriguer l’opinion publique, ça aussi contribuer à renforcer à raison les soupçons concernant l’origine même de la maladie.
C’est le sens de la démarche du président américain, Donald Trump, qui a déclaré mercredi que son administration a décidé d’ouvrir une enquête afin de déterminer si le virus en cause a fuité ou non d’un laboratoire à Wuhan. «Nous menons une enquête exhaustive sur tout ce que nous pouvons apprendre sur comment ce virus s’est propagé, a contaminé, et a provoqué une telle tragédie», a réagi sur Fox News, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Mike Pompeo.
De fait, si les scientifiques s’accordent sur le fait que le Covid-19 n’est pas dû à un agent pathogène crée par les chinois mais d’un virus naturel, il reste que les circonstances de sa propagation chez l’homme demeurent à ce jour un mystère à élucider. Et la démarche américaine mérite d’être soutenue. Déjà, le jeudi 16 avril, Emmanuel Macron rejoignait officiellement la position américaine en estimant dans les colonnes de Financial Times : «qu’il y a manifestement des choses qui se sont passées qu’on ne sait pas (…) Vous ne pouvez pas comparer la situation de la France, de l’Allemagne ou de l’Italie avec celle de la Chine ou de la Russie. La transparence, l’immédiateté de l’info n’a rien à voir, les réseaux ne sont pas libres dans ces pays, vous ne savez pas ce qui s’y passe vraiment», a martelé Emmanuel Macron. Avant le président français, le ministre britannique des affaires étrangères, Dominic Raab, affichait en ces termes la position de son pays sur cette question : «Il ne fait aucun doute que tout ne peut pas continuer comme si de rien n’était et nous devrons poser les questions difficiles concernant l’apparition du virus et pourquoi il n’a pas pu être stoppé plus tôt».
Sommée donc de faire toute la lumière sur l’apparition du Covid-19, la Chine n’est bien évidemment pas restée les bras croisés. Elle évoque le fait que «de nombreux experts ont déjà soutenu l’idée qu’une fuite du virus d’un laboratoire n’a aucune base scientifique». On note aussi que la Russie alliée stratégique de la Chine contre l’hégémonie occidentale n’a pas hésité à lui apporter son soutien.
Seulement, l’enquête exigée par les Etats-Unis et soutenue par la France et le Royaume-Uni a une portée scientifique indéniable. Loin d’une guerre de suprématie, son aboutissement, quels qu’en soient les résultats aurait certainement le mérite d’établir la vérité ; utile à la cessation de la polémique et des vilains sentiments qui en découlent à travers le monde.
Jean François FALL












