‘@Informateur.info- Le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), Abdallah Mabri Albert Toikeusse, a fait le ménage, vendredi, en se débarrassant des « Judas » du parti à l’arc-en-ciel fondé par feu le Général Robert Guéï.
C’est par décision No 2020-0012 UDPCI /PDT du 10 avril 2020, modifiant la décision No 0012 UDPCI/PDT/SG que le président Mabri s’est débarrassé des ‘’ténias’’ du parti qu’il dirige.
La crise couvait depuis que le ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, Mabri Toikeusse, 2è Vice-Président du Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix et la Démocratie (RHDP, coalition au pouvoir) a affiché ses ambitions pour la présidentielle 2020.
La fracture entre les cadres de l’UDPCI s’est aggravée le jeudi 12 mars quand Alassane Ouattara, président du RHDP, désignait, lors d’une réunion des instances de ce parti, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme le candidat du parti au pouvoir à la présidentielle du 31 octobre 2020.
Ce jour-là, à la stupéfaction générale, quoiqu’ayant pris place à la table de séance aux côtés du chef de l’Etat, Mabri Toikeusse est resté scotché sur son siège pendant que toute la salle réservait un standing ovation au candidat choisi. Pour ses détracteurs au sein du parti, c’était la ‘’désinvolture’’ de trop. Mais dans l’entourage du ministre de l’Enseignement supérieur, l’homme venait de rompre les amarres avec le RHDP, car il n’approuve pas le choix du Grand Chef.
Désormais, Mabri Toikeusse, décidé à en découdre avec le candidat ‘’choisi’’ en lieu et place de ‘’primaires au sein du RHDP’’, veut miser sur les forces de son parti pour les futures batailles présidentielles. D’où le remaniement de la direction de l’UDPCI pour ne composer qu’avec ses ‘’fidèles’’ lieutenants. Les grosses victimes ont pour nom Albert Flindé, Ouréga Bernard, 1er et 3è Vice-président du parti, virés pour leurs accointances avec Amadou Gon Coulibaly.
Il en est de même pour Dr Famoussa Couliblay, Député à l’Assemblée nationale et bien d’autres cadres qui avaient désavoué le président Mabri lors du Conseil politique du RHDP du 12 mars.
Pour tous ces radiés, le Premier ministre Amadou Gon est le ‘’meilleur cheval’’ pour lequel ils ‘’s’engagent à tout mettre en œuvre pour l’accompagner dans sa marche glorieuse vers sa présidentielle destinée’’.
Dès lors, Mabri se voyant dans l’obligation de les évincer de la direction du parti pour ne pas à avoir un serpent dans la poche lors des joutes électorales.
Geneviève MADINA












