Il fallait bien que cela arrive un jour. Guillaume Soro et Salif Diallo, respectivement présidents de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ont eu leur premier tête-à-tête, ce mardi 11 juillet, à Luxembourg. Ce, à l’occasion de la 43ème session de l’Assemblée des parlementaire francophone (APF) qui se tient dans cette ville. Cette rencontre est un acte majeur, annonciateur de la normalisation des relations personnelles entre les deux personnalités. C’est qu’entre Salif Diallo et Guillaume Soro les rapports n’étaient pas bons. Une inimitié qui date de la chute de Blaise Compaoré, pour ne pas dire depuis la création du MPP (parti au pouvoir au Burkina Faso) où le premier-cité a été l’un des chefs d’orchestre. Guillaume soro étant considéré comme l’un des filleuls de l’ex-président Burkinabè, n’a pas échappé à l’antipathie naturellement des ex-opposants à Blaise qui ont réussi la prouesse de parvenir au pouvoir en décembre 2015.
Mais comme si le sort a davantage voulu diviser Guillaume Soro et les nouvelles autorités de Ouagadougou, l’affaire des supposées écoutes téléphoniques entre ce dernier et l’ex- chef de la diplomatie Burkinabè (Djibrill Bassolé) est venue s’ajouter. Entachant, par ricochet, les relations ivoiro-Burkinabè. Plus d’une année après ces couacs, le mercure est bien retombé ; puisque le 27 avril 2016 la justice militaire burkinabè levait le mandat d’arrêt émis dans des conditions discutables contre l’ex- numéro 2 de l’Etat ivoirien. Mieux, l’authentification des présumées écoutes a abouti à une impasse. Du coup, les deux pays ont vite compris que leurs intérêts communs étaient ailleurs. Une prise de conscience qui a valu un réchauffement diplomatique. Lire la suite sur lageneraledepresse.net












