Le projet de révision de la constitution malienne a été ajourné. En effet, le référendum prévu pour le 9 juillet prochain a été simplement annulé. Et reporté sine die. Du coup, l’opposition et la société civile peuvent crier victoire, puisqu’elles sont descendues fréquemment dans la rue pour décrier ce projet «machiavélique» du président Ibrahim Boubacar Kéita, qui aurait pu accroitre ses prérogatives dans la conduite des affaires au Mali. Même si par ailleurs, le projet devrait permettre de relancer les accords d’Alger, alors que, jusqu’à présent, le nord du pays est «exempté» de toute élection vu la situation qui y prévaut.
Quant au chef de file de l’opposition représentée à l’assemblée nationale, il dit ne rien comprendre à l’empressement du président de la République, car, a-t-il fait savoir : « aujourd’hui, on veut faire un référendum dans un pays que le gouvernement ne contrôle pas .Notre souveraineté n’est pas du tout assurée sur l’ensemble du pays. Vous avez des zones entières où il n’y a pas d’administration, pas d’école. Des zones de no man’s land où ce sont des attaques au quotidien. On veut faire un référendum alors que Le pays est en train d’aller à vau-l’eau ». C’est le même son de cloche pour d’autres partis de l’opposition tels que le parti pour la renaissance, le parti solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance, pour qui le pays est dans une situation particulièrement difficile.Lire la suite sur lageneraledepresse.net












