@informateur.ci- Une histoire peu ordinaire secoue l’opinion publique gabonaise. Cyriaque Moamboua, chef du canton Mbengoué, à Mékambo, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, a officialisé son union avec cinq femmes. Une situation qui suscite étonnement et commentaires, mais qui trouve son fondement dans la législation gabonaise reconnaissant la polygamie.
Le mariage fait grand bruit au Gabon. Un homme, Cyriaque Moamboua, a décidé de franchir un cap peu commun en épousant légalement cinq femmes. Cette union, qui a rapidement attiré l’attention des internautes et de l’opinion publique, remet au centre de l’actualité la question de la polygamie dans ce pays d’Afrique centrale.
Chef du canton Mbengoué, à Mékambo, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le nouveau marié dont l’âge n’a pas été révélé, s’est retrouvé sous les projecteurs après la médiatisation, en septembre, de cette cérémonie matrimoniale hors du commun. Si certains y voient une illustration de la liberté matrimoniale reconnue par la loi gabonaise, d’autres s’interrogent sur les implications sociales, économiques et familiales d’un tel engagement.
- La polygamie reconnue par la loi gabonaise
Contrairement à plusieurs pays africains où le mariage civil est exclusivement monogamique, le Gabon reconnaît légalement la polygamie. Le Code civil gabonais permet aux futurs époux de choisir entre le régime monogamique et le régime polygamique au moment de la célébration du mariage. Cette disposition juridique donne ainsi un cadre légal aux unions polygamiques, sous réserve du respect des formalités prévues par la législation. Le mariage de Cyriaque Moamboua s’inscrit donc dans une réalité juridique propre au Gabon.
Toutefois, si cette union est présentée comme légale, elle ne manque pas de susciter des réactions contrastées. Sur les réseaux sociaux, l’événement alimente les discussions entre partisans des traditions polygamiques et défenseurs du modèle familial monogamique.
Geneviève MADINA












