@informateur.ci- Les populations de Kosso, dans le département de Fresco, et de Ouereguekaha, dans la sous-préfecture de Niakara, pourront bientôt bénéficier de nouvelles infrastructures sanitaires de proximité. Les établissements sanitaires à base communautaire (ESCOM) de ces deux localités sont en voie d’inauguration, dans le cadre du renforcement de l’offre de soins à l’intérieur du pays.
L’annonce a été faite ce mercredi 4 novembre 2026 par la Confédération nationale des établissements sanitaires à base communautaire de Côte d’Ivoire (CNAESCOM-CI), lors d’un point de presse organisé à son siège, au sein de la FSUCOM Ouassakara Attié, dans la commune de Yopougon. La rencontre était animée par Clément Ouattara, président de la Confédération et du conseil d’administration de cette formation sanitaire.
À cette occasion, le responsable a salué l’engagement des autorités ivoiriennes en faveur du développement des structures sanitaires communautaires. Il a notamment exprimé sa reconnaissance au président Alassane Ouattara, auquel il attribue une contribution déterminante à la mise en place et à la promotion de ce modèle de santé de proximité depuis 1991.
Selon Clément Ouattara, un financement de 2,5 milliards de FCFA a été obtenu auprès de l’Agence française de développement (AFD), à la suite d’un plaidoyer du chef de l’État. Cette enveloppe doit notamment permettre de soutenir la construction de nouveaux établissements sanitaires dans plusieurs régions du pays.

Le programme prévoit la réalisation de six ESCOM, dont trois dans la région de San Pedro et trois dans le Gontougo. Les premières infrastructures concernées sont celles de Kosso, dans le département de Fresco, et de Ouereguekaha, dans la sous-préfecture de Niakara. Le démarrage progressif de leurs activités est annoncé pour 2027.
Les deux localités se sont particulièrement illustrées par la mobilisation de leurs communautés. À Kosso, la population, à travers sa mutuelle, a pris l’initiative de construire un centre de santé communautaire. Le CSUCOM comprend notamment une maternité, une salle d’hospitalisation, un dispensaire, une pharmacie, d’autres services et des bureaux administratifs équipés de la climatisation.
La population de Ouereguekaha a également contribué à la réalisation de son infrastructure sanitaire. La FSUCOM dispose d’une maternité, d’une salle d’hospitalisation de huit lits, d’un dispensaire, d’une pharmacie, d’autres services et de locaux administratifs climatisés.
Ces deux établissements ont par ailleurs bénéficié d’équipements fournis par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (CMU), afin de faciliter leur fonctionnement et la prise en charge des patients.
En prélude à leur mise en service, la CNAESCOM-CI envisage également d’organiser des consultations foraines et des campagnes de dépistage dans les deux localités. Selon Clément Ouattara, ces activités pourraient se tenir du 12 au 14 novembre, sous réserve de validation du calendrier. Des médecins seront mobilisés pour des consultations et le dépistage de maladies chroniques, notamment le diabète et l’hypertension artérielle.
Pour le président de la CNAESCOM-CI, cette mobilisation communautaire illustre une évolution importante dans l’accès aux soins. Les populations prennent désormais conscience que l’État ne peut, à lui seul, répondre à tous les besoins et qu’elles peuvent contribuer à la construction et à la gestion de leurs propres infrastructures sanitaires.
Cette dynamique, soutenue par les partenaires au développement et les autorités publiques, devrait ainsi favoriser l’extension du modèle des établissements sanitaires à base communautaire à plusieurs régions de Côte d’Ivoire.
Yannick KOBO












