@informateur.ci- Le Burkina Faso renforce ses capacités de transformation du riz avec la mise en service d’une nouvelle unité industrielle à Bagré, dans la région du Nakambé. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a procédé, mardi 20 octobre, à l’inauguration officielle de cette rizerie publique.
Gérée par Faso Agropôles (SOFA), une société d’État, l’unité affiche une capacité de traitement de 100 tonnes de riz paddy par jour. Elle s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à accroître la transformation locale des productions agricoles et à mieux valoriser les récoltes issues des périmètres rizicoles du pays.
Financée sur les ressources propres de l’État burkinabè, la nouvelle infrastructure dispose d’équipements destinés à couvrir plusieurs étapes de la transformation du riz. Elle comprend notamment des systèmes de nettoyage et de décorticage, ainsi que des installations dédiées au blanchiment et au tri optique des grains.
L’unité est également dotée d’un dispositif de conditionnement automatique. Ces équipements doivent permettre d’améliorer la qualité du riz produit localement, tout en facilitant sa présentation et sa commercialisation sur le marché.
À travers cette infrastructure, le gouvernement entend renforcer la chaîne de valeur du riz, depuis la production du paddy jusqu’à l’obtention d’un produit fini prêt à être commercialisé. L’objectif est notamment de réduire les pertes liées à l’insuffisance des capacités de transformation et de donner davantage de valeur aux récoltes nationales.
La mise en service de cette rizerie intervient dans un contexte où le Burkina Faso cherche à accroître sa production agricole et à renforcer la transformation des produits issus de l’agriculture. Le développement d’unités industrielles adaptées doit contribuer à soutenir les producteurs, à stimuler les activités économiques locales et à favoriser une meilleure disponibilité du riz transformé sur le marché national.
Avec une capacité de 100 tonnes de paddy traitées quotidiennement, la rizerie de Bagré constitue ainsi un nouvel outil dans les efforts engagés par les autorités burkinabè pour développer une filière rizicole plus structurée et davantage orientée vers la transformation locale.
Djah OPELY












