@informateur.ci- Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans le durcissement de son arsenal pénal. Les députés ont adopté, mardi 20 octobre, à l’unanimité, un nouveau texte réintroduisant la peine de mort dans le Code pénal.
Au total, 71 députés ont voté en faveur de cette disposition, selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala. La peine capitale pourra notamment être prononcée contre les auteurs ou complices de certains actes liés au terrorisme, à l’espionnage et à la trahison.
Le nouveau dispositif prévoit également la peine de mort pour l’importation de produits périmés ou prohibés lorsqu’ils sont susceptibles d’entraîner la mort. Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités burkinabè de renforcer les sanctions contre les actes considérés comme particulièrement graves ou dangereux pour la population.
Le nouveau Code pénal durcit par ailleurs les peines applicables à plusieurs autres infractions. Le détournement de fonds publics figure notamment parmi les actes pour lesquels les sanctions sont renforcées, dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de lutter contre la corruption et les atteintes aux intérêts de l’État.
Cette réintroduction de la peine capitale marque un changement important dans la législation burkinabè. La peine de mort avait en effet été supprimée du Code pénal en 2018, mettant fin à son application dans le pays.
Avec l’adoption de ce nouveau texte, le Burkina Faso réaffirme ainsi sa volonté de renforcer son dispositif répressif face au terrorisme, aux atteintes à la sûreté de l’État et à certaines infractions jugées particulièrement graves.
Djah OPELY












