@informateur.ci- Vincent Toh Bi critique sévèrement les méthodes de la CEI qu’il juge trop complexes et non transparentes. Il appelle à une explication publique du système de parrainage électoral en Côte d’Ivoire.
Vincent Toh Bi s’indigne face au système électoral actuel en Côte d’Ivoire. Invité à réagir sur les conditions d’organisation des élections, l’ancien préfet d’Abidjan a lancé un appel fort à la transparence, ciblant directement la Commission Électorale Indépendante (CEI).
«Non, cela ne ressemble pas à une élection. De quoi a-t-on si peur ?» s’interroge-t-il, dénonçant les nombreux obstacles qui, selon lui, compromettent l’ouverture et l’équité du processus électoral. Il évoque une accumulation de barrières technologiques, scientifiques, logistiques, juridiques et politiques, qui selon lui, rendent le parrainage inutilement complexe et risquent de générer de nouvelles tensions nationales.
Vincent Toh Bi souligne que le cœur d’une élection démocratique repose sur la transparence vis-à-vis du peuple. Il regrette que le système de parrainage en vigueur n’ait jamais été testé en phase pilote, et s’inquiète de ses conséquences sur la paix sociale :«Nous anticipons les problèmes, avant qu’ils ne deviennent de nouveaux conflits nationaux, dans un pays qui ne semble pas aimer la tranquillité».
Dans une démarche de pédagogie et de vérité, il demande solennellement à des médias nationaux d’organiser des émissions spéciales. L’objectif : permettre à la CEI et à ses techniciens de venir expliquer en direct, et avec leurs outils, le mécanisme du parrainage aux citoyens.
Enfin, il déplore une société ivoirienne trop souvent divisée par les appartenances politiques, au détriment de l’intérêt général : «En Côte d’Ivoire, notre sensibilité à l’injustice dépend de notre bord politique. C’est une tragédie pour notre esprit, notre humanité et notre intellect». Vincent Toh Bi conclut en appelant à un sursaut démocratique : « Jouons le jeu de la vraie démocratie, au moins une fois».
Yannick KOBO













