@informateur.ci- La Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, a procédé, samedi 13 juin 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire de Cocody, au lancement officiel de l’Engagement national pour l’accélération de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Cette initiative rassemble les acteurs publics et privés autour d’une mobilisation nationale visant à renforcer la prévention, la prise en charge des victimes et la répression des auteurs de violences.
Ce processus fédérateur associe les institutions de la République, les autorités traditionnelles et religieuses, les partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé, les jeunes ainsi que les médias. L’objectif est d’instaurer une politique de tolérance zéro face aux VBG et d’améliorer les mécanismes de protection des survivantes sur l’ensemble du territoire national.
La cérémonie a été marquée par la signature d’engagements par plusieurs personnalités représentant les principales composantes de la société ivoirienne. Parmi elles figuraient Dominique Ouattara, le Cardinal Ignace Bessi Dogbo, le Cheick Aïma Diakité du Conseil supérieur des imams (COSIM) ainsi qu’Amon Désiré Tanoé, président de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels.
Dans son allocution, la Première dame a souligné l’importance de cette mobilisation collective. « Les violences faites aux enfants, aux femmes et aux filles ne sont plus admissibles dans notre pays », a-t-elle déclaré, estimant que les VBG constituent un frein à l’autonomisation des femmes et au développement national. Elle a également salué la progression des signalements, qu’elle considère comme le signe d’une plus grande confiance des victimes envers les dispositifs de dénonciation et d’accompagnement.
Dominique Ouattara a par ailleurs rappelé les actions menées par la Fondation Children of Africa, notamment la création de la Maison des Femmes « Safe Home » d’Adiaké, inaugurée en avril 2025. Ce centre d’accueil offre un accompagnement médical, juridique, psychosocial ainsi que des programmes de formation et de réinsertion aux femmes victimes de violences.
La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a indiqué que 102 plateformes de prise en charge des VBG sont actuellement opérationnelles en Côte d’Ivoire. Elle a également mis en avant la ligne verte 1308 et les différents centres d’accueil destinés à renforcer la protection des victimes.
Pour le premier vice-président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Bamba Drissa, cet engagement marque une étape importante vers l’application rigoureuse des lois et la lutte contre l’impunité.
La cérémonie a également donné la parole à plusieurs survivantes accompagnées par le Programme national de lutte contre les VBG et la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité, appelant à une mobilisation citoyenne accrue en faveur de la protection des victimes et d’une justice plus efficace.
Djah OPELY












