@informateur.ci- Le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, alerte sur les risques liés au refus d’alternance démocratique en Côte d’Ivoire. Il appelle au dialogue, à la paix et à des institutions inclusives.
Le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, a vivement interpellé le pouvoir en place, le RHDP, sur les dangers que fait peser un système politique verrouillé, dénonçant le manque de dialogue et la peur d’une véritable alternance. «Ceux qui ne sont pas contents ne resteront pas passifs à voir un petit groupe tout contrôler et refuser l’alternance», a déclaré Tidjane Thiam dans un message fort, adressé à la classe politique ivoirienne.
Soulignant la fragilité de la paix et de la sécurité en Afrique, le leader du PDCI estime que ces biens communs sont menacés par les déficits démocratiques : «Les conflits sont souvent la conséquence directe du dysfonctionnement de la démocratie et du manque de légitimité de certains régimes », a-t-il expliqué.
Tidjane Thiam a plaidé pour une approche fondée sur la prévention et le dialogue. Inspiré par l’héritage du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, il rappelle : « Au lieu de menacer ou d’arrêter, il faut dialoguer. Parce qu’on finit toujours par dialoguer. »
Revenant sur la polémique concernant sa nationalité, Tidjane Thiam a tenu à clarifier sa situation : «On m’a dit que j’étais ivoirien. Indubitablement ivoirien. Pourtant, ma demande de certificat de nationalité déposée depuis plusieurs mois reste sans réponse».
Enfin, avec une note d’espoir, le président du PDCI-RDA a partagé sa vision de l’avenir :
«Je crois que la petite expérience que j’ai peut-être utile à la Côte d’Ivoire. Dans 10 ou 15 ans, je vois un pays maître de son destin, avec des Ivoiriens heureux qui croient en l’avenir».
Yannick KOBO












