@informateur.ci- Le PPA-CI et le PDCI-RDA officialisent leur Front Commun, basé sur des engagements concrets pour des élections transparentes en 2025. Un tournant historique pour la démocratie ivoirienne.
Ce mercredi 16 juillet 2025, le Professeur Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du PPA-CI, a prononcé un discours fort lors de la cérémonie de présentation officielle des actes constitutifs du Front Commun PPA-CI – PDCI-RDA. Cet événement marque une étape majeure dans l’histoire politique ivoirienne. Les deux principales formations d’opposition décident de conjuguer leurs efforts, non par opportunisme, mais par engagement envers la Nation.
Ce Front Commun, selon Dano Djédjé, ne constitue pas une alliance électoraliste de circonstance. Il est le fruit d’une maturité politique, née du constat que la Côte d’Ivoire traverse une période critique. À travers cet accord, les héritiers idéologiques de Houphouët-Boigny et de Laurent Gbagbo s’unissent pour défendre les principes de justice, de pluralisme et de transparence.
Le professeur Dano a rendu un vibrant hommage à deux figures tutélaires de la vie politique ivoirienne : Henri Konan Bédié, symbole de stabilité et de dialogue, et Laurent Gbagbo, combattant de la démocratie et de la souveraineté populaire. Leur héritage, souvent opposé par le passé, est désormais mis au service d’un avenir commun.
Le Front Commun s’appuie sur deux piliers essentiels. Le premier est la réforme urgente du cadre électoral. Les deux partis exigent notamment l’audit indépendant de la liste électorale, la réintégration des candidats exclus de manière arbitraire et la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI). Pour eux, organiser l’élection présidentielle de 2025 dans les mêmes conditions qu’en 2020 reviendrait à préparer une nouvelle crise.
Le second pilier est la création d’un Comité politique conjoint, chargé d’assurer la coordination stratégique, la communication et la mobilisation sur l’ensemble du territoire. Ce front, ancré dans les réalités locales, se veut inclusif : il appelle toutes les forces vives de la société — jeunesse, femmes, intellectuels, monde rural et urbain — à s’y engager.
Dano Djédjé insiste : « ce n’est pas un front contre un homme ou un parti, mais contre l’arbitraire, les injustices électorales et la confiscation du pouvoir ». Il a appelé à un dialogue sincère avec les autorités, tout en affirmant que la mobilisation populaire sera enclenchée si les revendications fondamentales restent ignorées.
S’adressant à la jeunesse et aux populations marginalisées, il a souligné que ce Front représente un espoir de justice sociale, de développement équitable et de réconciliation nationale. «La République ne peut pas se résumer à Abidjan, elle doit s’adresser à tous les Ivoiriens, dans chaque village, chaque quartier, chaque région», a-t-il affirmé.
Enfin, Dano a rappelé que cette initiative est un serment d’honneur et de fidélité à la Côte d’Ivoire, un acte de foi en une démocratie refondée, apaisée et inclusive. «Ensemble, nous portons une Côte d’Ivoire qui se remet debout, avec fierté, courage et intelligence», a-t-il conclu, en appelant tous les citoyens à rejoindre ce mouvement inédit.
Yannick KOBO












