@informateur.ci- À trois mois de la présidentielle ivoirienne de 2025, Konan Kouadio Siméon lance un appel solennel au report du scrutin et à l’instauration d’une transition républicaine pour éviter une nouvelle crise.
À l’approche de la présidentielle d’octobre 2025, l’ancien candidat Konan Kouadio Siméon (KKS) sort du silence. Dans une déclaration solennelle, il alerte sur les risques d’une nouvelle crise politique et propose une solution radicale : le report de l’élection et la mise en place d’une transition républicaine pacifique et consensuelle. «La Côte d’Ivoire est à nouveau à un carrefour dangereux», prévient-il, en s’adressant aux guides religieux et chefs traditionnels du pays.
Selon lui, les tensions politiques actuelles, marquées notamment par les radiations de figures majeures de l’opposition, les controverses autour de la liste électorale et la probable candidature du président Ouattara pour un 4e mandat, constituent des signaux alarmants.
Konan Kouadio Siméon, qui se réclame messager « d’un Dieu omniscient », rappelle avoir plusieurs fois, par le passé, anticipé les grandes crises du pays. Il cite notamment ses mises en garde avant les tragédies électorales de 2002, 2010 et 2020, qui n’ont pas été écoutées.
Face à ce qu’il qualifie de « blocage systémique » du modèle politique ivoirien, KKS estime qu’une pause s’impose pour «refonder le système». Il propose l’organisation urgente d’un Dialogue national inclusif, impliquant toutes les forces sociales, afin de bâtir un consensus autour du report de l’élection présidentielle et de la mise en place d’une transition républicaine.
Une transition qui, selon lui, serait l’occasion de repenser les règles du jeu politique ivoirien à l’aune des réalités culturelles et sociales du pays. «L’élection d’accord, mais la réconciliation d’abord», martèle-t-il. Il exhorte les autorités, notamment le président sortant Alassane Ouattara et son prédécesseur Laurent Gbagbo, à s’unir pour organiser cette transition, dans un esprit d’apaisement et d’hommage à leurs devanciers, Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié.
Enfin, il met les Ivoiriens face à leur responsabilité : «La Côte d’Ivoire n’est pas la propriété des seuls politiques. Elle ne peut être l’otage des partis. Il est temps pour le peuple de s’inviter dans la recherche de solutions».
Alors que les tensions montent et que les appels internationaux au dialogue se multiplient, l’intervention de Konan Kouadio Siméon pourrait bien relancer le débat sur l’avenir immédiat de la démocratie ivoirienne.
Yannick KOBO












