@informateur- En Côte d’Ivoire, ceux qui espéraient que le président de la République Alassane Ouattara se prononcerait sur la question de sa candidature ou non à l’élection présidentielle d’octobre 2025 à l’occasion de son discours à la Nation ce 31 décembre 2024, devront encore attendre. Il est resté silencieux sur ce sujet.
Certes il a évoqué l’élection présidentielle de 2025, mais de façon assez laconique. Sans dire s’il briguera un quatrième mandat ou s’il tiendra sa promesse de laisser la place à » la jeune classe politique », comme il aimait bien le répéter. Il est juste de considérer qu’en tant que président de la République, Chef de l’Etat, garant de la Nation toute entière, sans distinction aucune, il n’avait pas à parler du candidat de son parti politique à l’occasion d’une adresse à la Nation toi entière.
»L’année 2025 sera marquée par la tenue de l’élection présidentielle. (…) Je voudrais donner l’assurance à tous ainsi qu’à l’ensemble de nos partenaires que l’élection sera apaisée, transparente et démocratique. Nous devons consolider les acquis enregistrés depuis 2011 pour continuer notre marche vers le développement, dans la paix,l’union et la discipline », s’est-il contenté de rassurer les Ivoiriens et les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire.
L’attitude du président Alassane Ouattara, il faut le dire, tranche avec celle adoptée lors des années électorales passées. Naguère, la question de sa candidature ne le dérangeait pas. Au contraire il l’évoquait sans aucune difficulté. En 2015, c’est avec le sourire aux lèvres qu’il avait conclu l’accord de Daoukro avec le président Henri Konan Bédié pour son second mandat.
En 2020, il avait au départ clairement fait savoir savoir qu’il ne se présenterait pas pour un troisième mandat et avait désigné le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme candidat du RHDP, avant de changer d’avis à la mort de ce dernier survenue avant l’élection présidentielle d’octobre 2020. Sur la question de la transmission du flambeau à la jeune génération, le président Ouattara était très disert. Il se prononçait allègrement sur l’alternance démocratique au pouvoir, sur la nécessité de ne pas s’éterniser au pouvoir. Il était très ouvert sur le sujet. Peut-être un peu trop…
Aujourd’hui, il est sans doute plus prudent. Le président a certainement tiré les leçons de ses déclarations trop hâtives en 2020 quant à son retrait de la vie politique ou sa trop bonne disposition à transmettre la gestion du pouvoir à la jeune classe politique dans un pays qui n’a pas cette tradition. Un pays où, même à 60 ans, on est encore » trop jeune » en politique…
Au demeurant, le Chef de l’Etat ne pouvait pas ne pas tirer les leçons de la crise électorale de 2020. Quoi qu’il en soit, on ne peut pas tout dire en un seul discours à la Nation. Il aura sans nul doute l’occasion, en d’autres circonstances, de parler de son avenir politique, de sa candidature ou non en 2025.
KKM/informateur.ci












