@informateur.ci- À quelques semaines des élections pour la mandature 2026-2030 de la MUGEF-CI, le climat se tend entre les acteurs impliqués dans le processus électoral. L’Alliance pour le bien-être des mutualistes (ABM) a officiellement exprimé, ce 30 mars 2026 à Abidjan, son rejet du déroulement actuel des opérations, dénonçant de graves irrégularités et appelant à l’arbitrage des autorités étatiques.
Dans une motion de protestation rendue publique, le mouvement conduit par David Bli Blé et Théodore Gnagna Zadi accuse le Comité électoral national d’avoir orchestré une exclusion injustifiée de sa candidature. L’ABM qualifie ce rejet « d’arnaque administrative », estimant qu’il repose sur des motifs fallacieux et entachés de partialité.
Parmi les griefs soulevés, l’organisation pointe une violation des dispositions du guide électoral, notamment en ce qui concerne la publication de la liste électorale provisoire. Selon l’article 11, cette liste devait être rendue publique au moins 60 jours avant le scrutin, à la fois par affichage physique et sur le site internet de la mutuelle. Or, les mutualistes n’auraient eu accès qu’à un simple lien leur permettant de vérifier individuellement leur inscription, sans visibilité globale du fichier électoral. Une situation qui, selon l’ABM, ouvre la voie à d’éventuelles manipulations.
Autre irrégularité dénoncée : l’application jugée incohérente de l’article 17 du guide électoral relatif à la recevabilité des candidatures. L’ABM affirme que ses dossiers ont été conservés par le comité, bien que déclarés incomplets, ce qui soulève des interrogations sur la transparence et la rigueur du processus.
L’organisation critique également les déclarations publiques de la présidente du Comité électoral, Koné Colette, qu’elle accuse d’avoir tenu des propos mensongers portant atteinte à l’honorabilité de ses dirigeants.
Face à ces manquements, l’ABM annonce une série de mesures fortes, dont la récusation pure et simple du Comité électoral, la suspension de sa participation au processus sur l’ensemble du territoire national et la demande d’une intervention des autorités étatiques. L’objectif, selon elle, est de garantir un scrutin « inclusif, transparent et démocratique ».
Enfin, le mouvement met en garde contre les conséquences potentielles de cette crise, estimant que la gestion actuelle du processus pourrait fragiliser la cohésion sociale au sein des mutualistes.
Yannick KOBO












