@informateur.ci- El Hadj Mamadou Traoré, cadre politique proche de Guillaume Soro, a annoncé sa libération le jeudi 6 août 2026 après avoir purgé intégralement une peine de deux ans d’emprisonnement.
Dans une déclaration publiée au lendemain de sa sortie de prison, il affirme n’avoir bénéficié d’aucune mesure de clémence et insiste sur le fait que sa remise en liberté résulte exclusivement de l’exécution complète de sa condamnation.
Selon ses propos, il a quitté l’établissement pénitentiaire aux environs de 10 heures, après avoir achevé les 24 mois de détention prononcés par la justice. Il rappelle avoir été condamné à la suite d’une opinion exprimée sur le déroulement de la célébration de la fête de l’indépendance du 7 août 2024.
L’ancien détenu souligne une coïncidence qu’il juge marquante : il avait été interpellé un jeudi, au lendemain des festivités de l’indépendance en 2024, et a retrouvé la liberté un jeudi, à la veille de la célébration du 7 août 2026.
Dans son message, Mamadou Traoré tient surtout à dissiper toute ambiguïté sur les conditions de sa libération. « Je n’ai bénéficié ni de liberté provisoire, ni de grâce présidentielle, ni de remise de peine», affirme-t-il. Il insiste sur le fait qu’il a purgé la totalité de la sanction prononcée par le juge et estime qu’il serait erroné de présenter sa sortie de prison comme une mesure de décrispation politique ou un geste de clémence des autorités.
Le proche de Guillaume Soro a également évoqué son état de santé à l’issue de ses deux années de détention. Âgé de 60 ans, il assure être sorti de prison « en bonne santé », affirmant n’avoir souffert d’aucune maladie ni d’aucun malaise durant son incarcération.
Il indique notamment ne présenter, à ce stade, ni hypertension, ni diabète, ni arthrose, ni problèmes de prostate, tout en précisant qu’un bilan médical permettra de confirmer son état de santé.
Enfin, Mamadou Traoré annonce qu’il reviendra prochainement sur les soutiens qu’il dit avoir reçus tout au long de sa détention. Cette prise de parole intervient dans un contexte politique marqué par les débats autour des récentes mesures de grâce présidentielle accordées à plusieurs détenus, auxquelles il affirme ne pas être associé.
Yannick KOBO











