@informateur.ci- Le cadre influent du PDCI-RDA et homme d’affaires, Jean-Louis Billon, a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de la salubrité urbaine en Côte d’Ivoire.
Dans une déclaration rendue publique le mardi 9 juin 2026, le candidat à l’élection présidentielle de 2025 a dénoncé l’accumulation des déchets dans plusieurs villes du pays, estimant que la question de l’hygiène publique doit être érigée en priorité nationale.
Selon lui, le problème ne concerne pas uniquement Abidjan, mais l’ensemble du territoire ivoirien. « Nos villes suffoquent sous les ordures. C’est devenu une véritable calamité », a-t-il déclaré, soulignant que la gestion de la cité repose en grande partie sur la salubrité et l’entretien de l’environnement urbain.
S’appuyant sur son expérience à la tête de la mairie de Dabakala durant une décennie, en pleine crise ivoirienne, Jean-Louis Billon a rappelé avoir fait de la salubrité sa priorité absolue. Il affirme avoir alors mobilisé des partenaires internationaux, notamment la coopération allemande et la Banque mondiale, afin de mettre en place des infrastructures adaptées à la gestion des déchets.
Grâce à cet appui, une déchèterie avait été construite et les services municipaux équipés en matériels de transport et de collecte des ordures. Une initiative qui, selon lui, a permis d’améliorer significativement le cadre de vie des populations.
Pour l’ancien ministre du Commerce, la gestion des déchets ne se limite plus au simple ramassage des ordures. Elle constitue aujourd’hui un secteur stratégique nécessitant des compétences spécifiques dans des domaines tels que le traitement des déchets organiques, industriels, plastiques ou encore le tri sélectif.
Jean-Louis Billon estime par ailleurs que la mauvaise gestion des déchets prive la Côte d’Ivoire d’importantes opportunités économiques. «Derrière chaque tonne de déchets bien gérée, il y a des emplois, des entreprises et de la richesse créée », a-t-il insisté, plaidant pour une politique ambitieuse de valorisation des déchets au service du développement économique et de l’amélioration du cadre de vie des citoyens.
Djah OPELY












