‘@Informateur.info- Dans une série de posts sur Twitter, Guillaume Soro est revenu sur la folle journée qu’il a vécu ce lundi 22 décembre 2019. Nous vous proposons son récit.
« Pour revenir à la sinistre journée du 23 décembre 2019, Il est à noter que nous avons tenu à ce que notre retour au pays natal se fasse dans le strict respect des lois.L’autorisation d’atterrissage a été dûment obtenue. Rien ne s’opposait donc à ce voyage du citoyen-candidat déclaré à la présidentielle.
La direction de GPS avait imaginé les scenarii suivants:
– 1- Le retour est encadré par la force publique ( le meilleur cas de figure).
– 2- a l’atterrissage une convocation de justice est notifiée.
– 3- l’arrestation est opérée au pied de l’avion.
Tout ceci pour délit de candidature à la présidentielle d’Octobre 2020. 9h décollage du Bourget direction Abidjan. Nous prenons de l’altitude et sommes coupés de tout.
À environ deux heures d’Abidjan, et dans le ciel du Niger le commandant de bord affolé fait irruption dans notre cabine.
«M. Soro nous venons de recevoir une alerte grave de sécurité sur l’aéroport d’Abidjan notre avion pourrait faire l’objet d’un assaut».Je n’en crois pas mes oreilles. Que se passe t’il? Pour m’arrêter on a point besoin d’un assaut. Me Affoussiata Bamba Lamine est là pour les formalités.
Le commandant de bord toujours à cran me dit: «M. Soro nous ne pouvons plus rallier Paris. Il nous faut absolument atterrir soit à Niamey soit à Accra. Il n’y a pas d’autres options». Je lui demande un temps de réflexion.
Le commandant de bord revient plus affolé que jamais. Il semble que l’assaut se confirmerait. Et il décide d’enclencher un atterrissage d’urgence sur l’aéroport d’Accra.
Nous voici donc sur la terre Africaine du Ghana. La décision est toute prise; nous débarquerons sur Accra pour continuer notre périple s’il le faut. Le commandant de bord serait j’imagine très heureux de larguer là, ces passagers devenus forts encombrants.
Je lui demande de contacter les autorités Ghanéens pour notre débarquement. Niet! La terre africaine du Ghana de Nkrumah nous est interdite à la demande du Président Ouattara.
Après des heures de pourparlers ne pouvant entrer dans la ville d’Accra, seuls des pays Européens acceptent notre atterrissage. Nous rédécollons! Je m’interroge! Sommes-nous ennemis à cause de la politique? Il ne m’a jamais été notifié que ma terre natale m’était interdite.
Le forfait après le crime, aux dernières heures, j’apprends que je suis l’objet d’un mandat d’arrêt international.Qui aurait cru cela possible de l’homme providentiel venu du FMI, Moi le dernier. Et c’est bien fait pour ma gueule.
Chers tous, relevons nous. Je vous l’avais dit que notre combat pour la réconciliation l’état de droit et la démocratie seraient périlleuse. D’autres iront en prison, d’autres seront tués. Mais même si nous restons dix nous continuerons le combat pour la justice et la démocratie. »















