@informateur.ci- La mise en place de l’Interprofession Café-cacao (OIA Café-cacao) continue de produire des effets collatéraux au sein de la filière. Parmi eux, la multiplication des doublons sur les listes de producteurs affiliés aux sociétés coopératives de café-cacao, un phénomène qui suscite de vives préoccupations chez les acteurs du secteur.
Depuis l’ouverture, il y a un an, du processus d’adhésion des organisations candidates à l’OIA Café-cacao, de nombreux producteurs se sont retrouvés inscrits sur plusieurs listes. Cette situation résulte notamment de la quête simultanée d’adhérents par différentes structures, sans mécanisme centralisé de vérification des enregistrements.
Ces doublons ont des conséquences directes lors des audits de certification des sociétés coopératives. Détectés par les organismes certificateurs, ils sont immédiatement qualifiés d’anomalies et soulèvent des interrogations sur la gouvernance et la transparence des coopératives concernées. Pourtant, ces dernières ne sont pas à l’origine de ces asymétries informationnelles, mais en subissent les sanctions et les risques de non-conformité.
Face à cette problématique, l’Union nationale des sociétés coopératives agricoles leaders de Côte d’Ivoire (UNSCAL-CI) a pris l’initiative d’engager le dialogue. Elle a ainsi sollicité et obtenu, le mardi 23 décembre 2025, une rencontre avec une délégation de Rainforest Alliance, à son siège annexe de Treichville.
Les échanges entre les deux parties ont été jugés globalement fructueux. À l’issue de la rencontre, l’UNSCAL-CI et Rainforest Alliance ont convenu de la mise en place d’une cellule de réflexion conjointe. Cette instance aura pour mission d’identifier des solutions concrètes afin de résorber les doublons et de sécuriser les processus de certification, dans l’intérêt des sociétés coopératives et des producteurs de la filière café-cacao.
Djah OPELY













