Informateur.info- Le président de l’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), Albert Mabri Toikeusse et le président de l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI) jouent t ils leur avenir, partant celui de leur formation politique à travers ces élections législatives ? Tout porte à le croire. L’ex l’ex-ministre des affaires étrangères de la Côte d’Ivoire, Albert Mabri Toikeusse et l’ex-ministre du logement, Gnamien Konan en décidant de présenter leurs propres listes pendant les élections législatives présentes, en dehors de celles du RHDP, ne s’attendaient sûrement pas à une telle réaction de la part de leurs alliés du RHDP que sont le PDCI d’Henri Konan Bédié et le RDR d’Alassane. Peut être ont-ils sous-estimaient la réaction de ces derniers. En tout cas la réaction de Bédié et Ouattara ne s’est pas fait attendre. A peine ont-ils franchi le rubicond qu’ils ont été évincés du gouvernement pour avoir décidé de rompre les amarres. L’UPCI et l’UDPCI en décidant d’aligner donc leurs propres candidats déchirait ainsi l’accord de «gentleman agreement» qui existe entre les partis membres de l’alliance du RHDP. Si l’UDPCI ne rentre pas dans les détails et évoque des «désaccords» pour justifier leur attitude, le président du directoire du RHDP, Amadou Soumahoro quant à lui, explique que le parti d’Albert Mabri Toikeusse s’est montré «gourmand» dans les négociations qui ont eu lieu pour la désignation des candidats. Selon lui, l’UDPCI qui dispose de (08) députes dans la législature sortante aurait demandé plus que les trois (03) postes que le RDR avait consenti à leur céder. Mieux, à l’en croire, l’UDPCI aurait fait de certaines localités une fixation.
De son côté le parti de Gnamien Konan explique que «nous n’étions pas informés qu’on allait à ces élections en RHDP». Quoi qu’il en soit, à l’analyse ces deux partis jouent gros. D’abord l’UPCI. Ce parti a obtenu 0,37 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2010. Le parti ne dispose d’aucun député à l’assemblée nationale. Il n’existe donc qu’à travers son président Gnamien Konan qui siégeait au gouvernement. Ensuite l’UDPCI qui a obtenu 2,57 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2010. Contrairement à l’UPCI, le parti de Mabri Toikeusse dispose de huit (08) députés à l’assemblée nationale. En n’allant pas en RHDP, l’UDPCI remet en jeu tous les postes dont il dispose. Dans un tel cas de figure, l’UPCI et l’UDPCI n’ont qu’une option : gagner. Dans le cas contraire, il y’a fort à parier qu’ils ne retrouvent plus la place qui est ou qui était la leur, c’est selon, au sein du RHDP. Alors Mabri, Gnamien, quitte ou double? La réponse est attendue au soir du 18 décembre prochain.
Abraham Mandjou












