@informateur.ci- Suite aux débats sur la correction du BAC, Paul Boris Kokreu, professeur de Physique, inventeur et Innovateur, propose une solution novatrice en utilisant l’intelligence artificielle. Une solution dont il donne un aperçu sur sa page Méta.
«J’étais tranquillement dans ma caverne lorsque, tout à coup, j’ai entendu beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux à propos des résultats du BAC 2026. Je suis alors sorti pour voir un peu ce qui se passait…Et là… c’était «Djinzin » ! Comme on le dit chez nous, c’était la pagai Suite aux débats sur la correction du BAC, Paul Boris Kokreu, professeur de Physique, inventeur et Innovateur, propose une solution novatrice en utilisant l’intelligence artificielle. Il donne un aperçu de la solution sur sa page Méta. lle.
Les réseaux sociaux étaient en ébullition. Des élèves et des parents exprimaient leur incompréhension et leur colère, estimant que certaines copies avaient été mal corrigées. De leur côté, des enseignants et leurs organisations syndicales répondaient avec vigueur pour défendre le sérieux et le professionnalisme des correcteurs.
Au milieu de cette controverse, le Ministère de l’Éducation Nationale se retrouvait dans une position délicate, devant répondre à des attentes parfois opposées : préserver la confiance dans le travail des enseignants tout en rassurant les familles sur la transparence et l’équité du processus.
Comme beaucoup de citoyens, cette situation m’a interpellé. J’ai également été touché par le cas d’une jeune élève brillante que je connais, résidant à Duékoué, dont le résultat en Physique-Chimie a suscité beaucoup d’interrogations autour d’elle. Ce qui pousserait naturellement tout parent à chercher à comprendre.
- Le constat : Des besoins qui convergent
En analysant la situation, je pense avoir compris le problème : les besoins exprimés par les différents acteurs convergent en réalité vers des objectifs communs.
- Les candidats souhaitent que leurs copies soient évaluées selon des critères identiques et que leurs résultats soient publiés rapidement.
- Les parents souhaitent mieux comprendre les notes obtenues par leurs enfants et pouvoir consulter les copies corrigées.
- Les enseignants souhaitent disposer d’outils facilitant les corrections, tout en préservant la qualité pédagogique des évaluations.
- Les inspecteurs recherchent des indicateurs fiables pour identifier les difficultés d’apprentissage.
Le Ministère souhaite disposer d’informations objectives afin d’orienter les politiques éducatives et d’améliorer les performances du système.
Au-delà de ma personne, cela m’a amené à une question générale : Comment les nouvelles technologies pourraient-elles contribuer à renforcer la confiance dans nos systèmes nationaux d’évaluation, tout en aidant et respectant le travail des enseignants ?
Le Livre Blanc est disponible. Si le Ministère de l’Éducation Nationale ou toute institution compétente souhaite en savoir davantage ou échanger sur cette proposition, je serai naturellement disponible pour la leur présenter.
Cette réflexion n’est pas née aujourd’hui. Pendant toute ma carrière d’enseignant, j’ai souvent rêvé de disposer d’une machine capable de corriger automatiquement les centaines de copies de mes élèves. À l’époque, ce rêve était irréalisable : la technologie ne permettait pas de reconnaître de manière fiable les écritures manuscrites, ni de comprendre le fond d’un raisonnement.
Aujourd’hui, grâce aux progrès spectaculaires de l’Intelligence Artificielle, cette idée est devenue techniquement envisageable. Mais en observant les débats actuels, je me suis dit qu’il serait dommage de concevoir une simple machine personnelle. J’ai décidé de pousser la réflexion beaucoup plus loin pour concevoir une solution qui pourrait, un jour, être utile à tout un pays.
Mon intention n’est pas d’en faire une affaire personnelle, ni de créer une startup autour de cette idée. Je souhaite simplement mettre cette réflexion à la disposition de l’État, comme une contribution citoyenne.
Pour cela, j’ai rédigé un Livre Blanc complet (architecture fonctionnelle, technique, organisationnelle et stratégique) et j’ai choisi de donner à cette proposition le nom de :
Système national d’évaluation intelligent (SNEI)
Concrètement, comment fonctionne cette solution? Imaginez qu’à la fin d’un examen, les copies physiques des candidats soient déposées dans une machine spécialement conçue à cet effet.
- Numérisation et envoi : En quelques instants, la machine numérise chaque copie en haute définition et l’envoie vers une plateforme nationale sécurisée.
- Analyse par l’IA : Le système lit l’écriture manuscrite, comprend les réponses du candidat, les compare au barème officiel et propose une correction cohérente, accompagnée d’une justification détaillée pour chaque note.
- Scellé et Archivage : La copie est signée électroniquement pour garantir son authenticité, puis archivée de manière sécurisée.
- Transparence matérielle : La machine imprime également sur la copie papier la note officielle et les infos essentielles. Selon les règles du Ministère, les candidats ou parents autorisés pourraient ensuite consulter cette version numérisée et son Dossier Numérique de Correction (DNC) via une plateforme sécurisée.
- Reproductibilité parfaite : Une même copie présentée à dix machine dans 10 régions différentes obtiendra 10 fois exactement la même note au centième près.
Mais le SNEI ne s’arrête pas à la correction. Il transforme chaque copie en une mine d’indicateurs statistiques précieux pour le Ministère afin d’évaluer l’efficacité des programmes, identifier les compétences à renforcer et piloter le système éducatif. Chaque copie devient un levier pour améliorer progressivement la qualité de notre école.
- Une ambition commune pour l’avenir
Le SNEI ne cherche pas à remplacer les enseignants. Il a été imaginé comme un outil d’aide à la décision, au service de l’État, des professionnels de l’éducation, des élèves et de leurs familles.
En une phrase : Le SNEI ambitionne de faire pour les examens ce que les systèmes bancaires ont fait pour les transactions financières : offrir un processus plus sécurisé, plus traçable, plus transparent, tout en laissant les décisions finales aux autorités compétentes.
Cette proposition dépasse largement ce qu’une seule personne pourrait réaliser. Si j’étais milliardaire comme Elon MUSK, je réaliserais ça tout seul avec mes équipes et l’offrirai à l’Etat.
Si un tel projet doit voir le jour, il ne pourra être porté que par l’État, avec l’appui de la communauté éducative et des partenaires techniques. Je n’ai pas la prétention de détenir toutes les réponses ; c’est une vision que je partage librement.
Le Livre Blanc est disponible. Si le Ministère de l’Éducation Nationale ou toute institution compétente souhaite en savoir davantage ou échanger sur cette proposition, je serai naturellement disponible pour la leur présenter. Ce qui est sur l’image est le PCM (Poste de Correction Modulaire), la machine intégrée que j’ai imaginée qui rend possible tout le système et lié à la Plateforme Nationale de Correction Intelligente PNCI. (Image crée grâce à l’IA) »
Par Paul Boris Kokreu
Professeur de Physique, inventeur et Innovateur












